Quels points bas pour le CAC et le SP 500 dans la crise actuelle ?

Par Jean Christophe Bataille

Voici un graphe tiré de Dshort.com que j’apprécie particulièrement et que j’ai déjà présenté dans Futures. Il compare l’effondrement du Dow à partir de 29, la chute progressive du Nikkei et la crise actuelle visualisée à travers le SP 500. Ce premier graphe est ajusté de l’inflation et exprime les indices en monnaie constante :

http://dshort.com/charts/bears/mega-bear-2000-extended.gif

Le graphe suivant montre les trois mêmes crises avec les valeurs réelles des indices sans ajustement en fonction de l’inflation.

http://dshort.com/charts/bears/mega-bear-2000-nominal-extended.gif

On note d’emblée que l’inflation monétaire dissocie les 3 courbes alors qu’elles évoluaient de façon assez superposables sur le graphe ajusté de l’inflation. Le point bas de 2009 était en particulier relativement proche de celui de autres courbes au bout de 9 ans. Cela signifie pour moi que si ces courbes évoluent de concert en monnaie constante, l’action de Bernanke et de Trichet sur les masses monétaires a induit une très significative modification de l’évolution des indices en monnaie courante. On peut noter en particulier la forte hausse des indices liée à l’expansion du crédit durant les années 2000. Autrement dit, les indices iront probablement moins bas que dans les 2 autres crises mais la monnaie qui sert à les évaluer perd et perdra régulièrement de la valeur. C’est tout l’intérêt de posséder de l’or métal aujourd’hui car il permet de compenser cette dévalorisation monétaire entamée dans les années 2000. Notons que l’or n’a pris que 63 % entre 1929 et 1933 alors qu’il a été multiplié par quatre depuis le début de la décennie.

Si les injections massives de monnaies se poursuivent, ce dont je ne doute pas tant la tolérance des créanciers de l’Amérique semble être sans limite, la courbe bleue va se dissocier de plus en plus des deux autres courbes. Dans la crise japonaise et la crise de 29, l’action des banques centrales a été beaucoup moins appropriée et surtout beaucoup trop tardive pour limiter les forces déflationnistes. Par ailleurs, la tension sur les monnaies liées à l’inflation importée (montée des salaires émergents, surchauffe des émergents, sous capacité de production des MP, distorsion de changes) n’était pas sur le point d’exploser comme aujourd’hui.

L’analyse de ces courbes et les éléments que je viens de citer me conduisent à penser que si les indices subissent les effets du deleveraging lié à l’endettement des secteurs publics et privés en occident, les valorisation d’actifs iront beaucoup moins bas que dans les deux autres crises précédentes. En terme d’investissement, cela signifie qu’un CAC à 3000 points est déjà un bon niveau d’achat pour nos actions cibles et que 2400 points est une limite maximum à la baisse pour nous sur le marché des actions françaises.

Je reprends ce que j’écrivais en décembre 2009 :

C’est ce qui me fait dire depuis un an que le CAC aura énormement de mal à baisser sous 2400 voire éventuellement un seuil plus élevé désormais, les dernières mesures non conventionnelles et les effets du carry trade occasionnant une dévalorisation monétaire supplémentaire. Si on considère que la valeur du CAC de 1991, date que l’on peut considérer comme étant le tout début de la bulle actuelle du crédit, soit 1500, équivaut à un CAC à 2000 ajusté de l’inflation en 2007, on peut imaginer que le CAC de 1991 équivaut après les productions monétaires récentes à un CAC à 2400 en 2010.

Pour répondre à une question qui m’a été posée récemment, le secteur des actifs les plus tangibles et rares comme l’or, le pétrole et certaines matières premières, va voir ce phénomène largement amplifié et nous permettre des niveaux d’intervention à l’achat encore plus élevés en nominal, autour de CAC 3000-3400. Ceci d’autant plus que ces acquisitions sont sécurisées par leur fort potentiel de croissance à long terme.

L’immobilier remonte d’ailleurs significativement en France, preuve s’il en est que la monnaie se dévalorise et que nous sortirons probablement de cette crise par l’inflation des prix à la consommation.

48 réflexions au sujet de « Quels points bas pour le CAC et le SP 500 dans la crise actuelle ? »

  1. Bonjour et encore une fois, merci pour ce nouvel article.

     

    Suis super d’accord avec tout ça.

    Je me fais mal à la tête en ce moment avec ces histoires de QE…

     

    Un des arguments des déflationistes est qu’à un moment donné, les acheteurs de la dette ricaine (car tout tourne autour d’elle) vont se détourner d’elle à cause de la perte de valeur du $.

    …le fait est qu’ils ont déjà commencé à le faire, mais ça ne change rien grace aux montage de rachat indirect des Bonds par la Fed.

     

    Un autre argument, est que le peuple américain lui même va empêcher cela en se montrant hostile aux plans de relance futur et que le congrès ou une alternance de pouvoir va pousser pour
    l’austérité.

    …je me demande si le simple refinancement de la dette, ne suffit pas pour se passer de plan de relance, si Helicopter Ben souhaite continuer à monétiser.

     

    Bref, je cherche des raisons qui pourraient causer la chute du $.

     

    On voit bien qu’il s’érode, mais je commence à me demander si il n’est pas capable de continuer à s’éroder tranquillement pendant encore très longtemps sans qu’il n’y ait de crash.

    On peut dire ce qu’on veut, le trésor et la fed ont bien géré leur affaire jusqu’ici.

     

    Nous sommes tous en train de nous apauvrir en douceur.

    Ca ne me plait pas des masses, mais en essayant d’être beau joueur, vu les rééquilibrages qui doivent arriver, ce n’est pas le pire scénario qui pourrait se produire.

    Peut-être même que finalement, l’histoire rendra hommage à ce bon Benny.

    : )

     

    @+, Dex.

  2. Bonjour Dex,

    Une seule solution à la crise : l’or en quantité suffisante, avec la baisse des marchés et sans etre trop gourmand, un transfert progressif du cash vers les actifs tangibles
    comme l’energie, les MP les actions émergentes ou occidentales tournées vers la croissance émergente, et l’immobilier à crédit et à taux fixe.

  3. Concernant l’or, une analyse de Dailybourse très importante qui me conforte dans l’idée que hors les mines d’or et le physique, point de salut :

    La bataille OR physique / dérivés papier se poursuit .

    Tant que nous sommes dans les cibles potentielles de cette correction , voici un autre graphique , extrême à mes yeux . Mais il ne faut rien négliger , un raid de l’ ESF peut toujours
    survenir et emporter les cours vers ces 950 pts . N’ oublions pas que nous assistons à une bataille historique , entre les promoteurs d’ un système papier qui s’ effondre sous ses propres excés
    d’ une part ; et le clan des sceptiques convaincus de l’ impossibilité de maintenir le système en l’ état , ce clan cherchant à se protéger des effets pernicieux liés à l’ éclatement de la bulle
    financière .

    Dans cette bataille , tous les coups sont permis pour vaincre le scepticisme et discréditer les partisans d’ un retour de l’ Or dans l’ architecture financière mondiale ; y compris la
    surmultiplication de dérivés Or/papier sans contrepartie physique ( pyramide de Ponzi ) destinés à neutraliser la hausse des cours ; y compris également la restriction d’ accés aux datas
    relatives aux mouvements des Bullion Banks ( principaux détenteurs de positions short permanentes ) . Tous les coups sont permis , car il n’ y a plus assez d’ Or disponible pour honorer la
    majorité des contrats en cas d’ exigence de réglement en physique sur les principales places ( Comex , LBMA , Tocom – voir graphique 2 ) . Lors des auditions publiques du CFTC en mars dernier ,
    Adrian Douglas a affirmé devant la Commission d’ enquête que le LBMA utilisait le tonnage disponible comme une réserve fractionnelle bancaire et qu’ il serait dans l’ impossibilité d’ honorer ses
    contrats en physique . Le LBMA n’ a rien objecté à ce fait , et a de plus reconnu qu’ il s’ échangeait environ 100 ounces d’ Or papier pour 1 ounce de physique .

    Toujours selon A. Douglas , le FMI et la BRI sont également impliqués dans quelques transactions aurifères  » délicates  » , dont la publication a été quelque peu enterrée parmi de multiples
    documents , sans tambours ni trompettes , et seraient passées inaperçues sans la vigilance de quelques analystes particulièrement pointus. Quelque soit la part de réalité et la part d’
    exagération , une certitude émerge . Au moindre rush du public et de quelques dizaines de hedge funds vers le physique , on assistera à un fantastique appel d’ air vers l’ altitude , car il n’ y
    a pas assez d’ Or physique , réel disponible . Toute accélération de la perte de confiance dans le système servira de catapulte à la poussée parabolique .

     

    Source Daily bourse

  4. Excellent article, merci beaucoup Jean-Christophe. Ca risque d’être pareil pour l’argent métal si je comprends bien, ce que tu disais déjà il y a quelques temps.

  5. Etrange phénomène repéré sur http://www.24hgold.com/francais/cours_or_argent.aspx?money=USD#  Le cours de
    l’argent métal clôture à 17.666$ le 28.VII.2010 avant de chuter à 10.666$ le 29.VII, de se stabiliser à 11.68$ le 30 et de rebondir à 17.98$ le même jour. Aurais-tu une explication
    Jean-Christophe ? Encore un logiciel de trade automatique qui s’emballe ? 

    Ca semble n’être pas du même ordre que la manipulation que nous raconte le 4.IX.2008 Isabelle Mouilleseaux sur http://www.edito-matieres-premieres.fr/0506/metaux-precieux/argent/argent-manipulation-hausse-banque.html,
    manipulation du cours de l’argent par 2 banques faisant chuter le cours de l’argent métal 19,12$ à 12,56$ en une cinquantaine de jours.

  6. Bonjour flipflop

    GBS est adossé à de l’or physique spécifiquement alloué et stocké
    chez le dépositaire (HSBC Bank USA N.A.). C’est une sécurité mais elle reste relative en cas de crise grave. L’or physique est le seul refuge vraiment fiable. A utiliser pour spéculer en sachant
    qu’il y a des frais de gestion de 0.40% par an.

    En revanche j’ai un gros doute quant à son admissibilité au PEA. Quelles sont tes sources ?

  7. Slt JC,

    Petit bjr de L.A. Je suis en ligne avec ton article.

    Pour info, j’avais passé un mois en Californie il y a 3 ans et je fais en ce moment 2 observations claires :  Le nombre de SDF a considérablement augmenté (ou ils se
    cachent moins) et la fréquentation des centres commerciaux, hotels, resto me semble en baisse …

    Sinon, j’ai craqué pour un petit pied à terre sur les canaux de Venice qui me semble bradé, je renforce donc encore un peu plus le poste immo après le scellier.

  8. Effectivement, GBS a été elligible au PEA mais ne  l’est plus actuellement.
    Désolé pour l’info erronée

  9. Dex, Dontigny est un déflationniste convaincu.

    Je préfère les écrits de Sartoni :

     

    Léonard Sartoni – La Définition de l’Inflation

    S’il est une notion à maîtriser parfaitement, c’est bien celle de l’inflation. Elle fait partie de notre quotidien avec la hausse des prix des biens de consommation, nos revendications
    salariales et nos décisions d’investissement ; et pourtant, la plupart des gens en ont une idée assez floue… L’inflation résulte directement de l’endettement sous toutes ses formes. Le
    système bancaire crée de la monnaie de singe en échange d’une reconnaissance de dette. Le résultat est qu’aujourd’hui, la dette se retrouve à tous les niveaux de la société : individuel,
    communal, régional, et national.

    Lorsque le terme d’inflation est utilisé par un journaliste, il signifie une augmentation du niveau général des prix à la consommation, et la déflation est vue comme une chute générale de
    ces prix. Mais pour un économiste, la véritable définition de l’inflation, c’est l’augmentation de la masse monétaire.

    L’inflation est une augmentation prolongée de l’offre totale de monnaie et de crédit, et la déflation est une réduction prolongée de l’offre totale de monnaie et de crédit.

    Par monnaie, nous entendons ici toute la monnaie, définie par l’agrégat monétaire M3. Tous les billets de banques et pièces de monnaie en circulation ne représentent que 5% de M3. Tout le
    reste existe dans le cyberespace, dans les ordinateurs des banques.

    M3 est la mesure la plus large de la masse monétaire, et constitue un bon indicateur pour anticiper le niveau de l’inflation (des prix).

    Indice révélateur de la politique inflationniste de la Fed (banque centrale américaine), l’agrégat M3 des Etats-Unis, a cessé d’être publié depuis le 23 mars 2006. En d’autres termes, la
    Fed ne veut plus que l’on sache combien il y a exactement de dollars en circulation !

    Léonard SARTONI

    Src : http://www.objectifeco.com/bourse-2/matieres-premieres/article/leonard-sartoni-l-or-fiche-10-la-definition-de-l-inflation

  10. Ou celui-ci :

     

    Léonard Sartoni – Inflation ou Déflation ?

    La création monétaire est directement liée au niveau du taux d’intérêt car celui-ci va déterminer le coût du crédit. Or, c’est par le biais du crédit bancaire qu’est créée la monnaie. Plus il
    y a de crédit dans l’économie, plus il y a de création de monnaie et plus la masse monétaire s’accroît.

    Rappelons que, sous le présent système monétaire, une banque peut créer de la monnaie en prêtant de l’argent, car elle n’a pas besoin de posséder l’argent qu’elle prête. Elle le crée à partir
    de rien, par un simple jeu d’écriture comptable. Comme il faut payer des intérêts sur la dette, il faudra créer de plus en plus de monnaie pour servir la dette. Le système monétaire actuel ne
    peut donc bien fonctionner qu’en engendrant une inflation continuelle (augmentation de la masse monétaire). Pour les économistes keynésiens, la politique monétaire de la banque centrale ne doit
    pas avoir pour objectif unique la stabilité des prix. Elle doit définir ses objectifs en fonction de la conjoncture économique. En période de récession, elle doit davantage redouter les risques
    d’une création insuffisante de monnaie que ceux d’une reprise de l’inflation. Pour ce faire, elle doit favoriser l’activité économique en rendant moins cher l’accès au crédit et moins intéressant
    l’épargne et les placements, quitte à entraîner une inflation plus visible pour le consommateur. En période de forte croissance, elle doit au contraire se préoccuper des risques inflationnistes
    et faire de la stabilité des prix sa priorité, quitte à entraîner un ralentissement de l’économie. Mais quelle que soit la situation, la politique monétaire est en proie à un dilemme « inflation
    / croissance », car toute action favorisant la croissance risque d’accentuer les risques d’inflation, tandis que toute tentative de stabilisation monétaire risque d’avoir des effets
    récessifs.

    « Le Gouvernement Americain a une technologie, qui se nomme la planche à billets (ou son équivalent électronique d’aujourd’hui) qui l’autorise à produire autant de dollars qu’il le souhaite à
    un coût quasiment nul. » (Ben Bernanke, président de la Fed)

    La Fed n’a pas vraiment peur de la déflation parce qu’elle sera toujours en mesure de la prévenir aussi longtemps que le présent système monétaire restera en place. La Fed a un pouvoir de
    création quasi instantanée de monnaie. Même pendant le marasme boursier de 2001-2002, la masse monétaire n’a jamais cessé de croître. La croissance de M3 s’est ralentie à 3% en 2003, mais à aucun
    moment elle n’a cessé de croître, comme on peut le voir sur le graphique suivant.

    Cette croissance débridée de M3 a pour conséquence une perte continue du pouvoir d’achat de la monnaie qui ne peut plus garantir le rôle de réserve de valeur qu’elle avait autrefois (avant la
    création de la Fed). Le dollar n’est rien d’autre qu’un étalon de mesure qui se rétrécit année après année.

     

        * Avec M3 en hausse de +10% par année, cela signifie que les Etats-Unis impriment, en une année, des nouveaux dollars pour une valeur 22 fois supérieure à celle de toute la
    production annuelle mondiale d’or !
        * Et cette croissance de la masse monétaire n’est pas le seul apanage des Etats-Unis. Pour vous donner une idée, les banques centrales du monde entier ont imprimé, en 2006,
    de la monnaie supplémentaire pour une valeur largement supérieure à celle de tout le stock d’or mondial (155’000t en 2006) !

    Le président de la Fed, Ben Bernanke, a clairement expliqué qu’il disposait de tous les moyens pour éviter une déflation, y compris celui de larguer des billets de banque par hélicoptère !
    N’oublions pas que Bernanke est un éminent spécialiste sur la question de la Grande Dépression des années 1930. Malgré cela, beaucoup d’analystes continuent de penser que la Fed sera incapable
    d’empêcher la déflation lorsque le citoyen américain, surendetté, freinera sa folie dépensière et se remettra à épargner.

    L’argument des déflationnistes est qu’à ce moment-là, l’offre totale de monnaie et de crédit se contractera et que la déflation se produira. Cette idée est très séduisante, malheureusement,
    elle comporte une erreur fondamentale de raisonnement : le consommateur n’a jamais été, et ne sera jamais, le moteur de l’inflation. C’est la banque centrale et non le consommateur qui est le
    moteur de l’inflation. Ce n’est pas le consommateur qui a fait perdre 95% du pouvoir d’achat du dollar, c’est la Fed, depuis sa création en 1913.

    Presque tout le monde pense que la déflation représente la plus grande crainte de la Fed. Et les dirigeants de la Fed ne manqueront aucune occasion de répandre cette pensée parce qu’elle est
    nécessaire à la sauvegarde du présent système monétaire. Après tout, voudrait-on investir dans des obligations du gouvernement à 30 ans qui ne rapportent que 5%, si on savait qu’il n’existe
    aucune chance pour qu’une déflation se produise, et si on savait que le dollar était assuré de perdre encore une grande partie de son pouvoir d’achat ? La banque du Japon le ferait peut-être,
    mais quel investisseur sain d’esprit pourrait l’envisager ?

    La Fed a les moyens de maintenir l’inflation, et elle le sait. La plus grande crainte de la Fed, c’est que tout le monde le sache…

    Cette crainte de la déflation est une excellente chose pour le patron de la Fed car il peut poursuivre sa politique inflationniste à sa guise (poursuivre l’accroissement de l’offre de
    monnaie). Ci-dessous, quelques points importants à retenir concernant le débat inflation-déflation :

    1) Sous notre présent système monétaire, les deux issues sont destructrices. La déflation, car elle augmente le poids de la dette, et l’inflation car elle conduit à une mauvaise allocation
    des ressources. ;

    2) Les banques centrales ont reçu le pouvoir de créer une quantité illimitée de monnaie-papier, donc de réduire son pouvoir d’achat à volonté ;

    3) Aujourd’hui, les prix peuvent baisser sans que cela ne soit dû à une déflation. Les produits manufacturés en Chine, par exemple, causent une pression baissière sur les prix de certains
    produits chez nous, mais cela ne va pas causer une déflation, bien au contraire. Car ces pressions baissières sur les prix vont donner encore plus de liberté aux banquiers centraux pour
    poursuivre l’inflation, dont les effets seront temporairement masqués par ces prix en baisse ;

    4) Le présent système monétaire ne peut qu’engendrer une inflation continuelle qui ne sera interrompue qu’occasionnellement par des craintes de déflation, mais pas par de la déflation
    véritable. Cette inflation continuera jusqu’à ce qu’une crise monétaire se produise ;

    5) S’il existait une chance pour la Fed de laisser se produire une période de déflation qui purgerait la dette du système, cette chance a disparu depuis longtemps. La seule solution qu’il lui
    reste est de poursuivre l’expansion monétaire, ou de mourir ;

    6) L’inflation se poursuivra jusqu’à ce qu’il y ait une chute de confiance totale dans le système monétaire (crise monétaire). Mais crise monétaire et déflation ont des significations
    totalement différentes. La déflation est, par définition, une augmentation du pouvoir d’achat de la monnaie, causée par une réduction de l’offre de monnaie. La monnaie prend alors de la valeur.
    Une crise monétaire est le résultat d’une perte très rapide de la valeur de la monnaie

    7) Une crise monétaire et une déflation ont des conséquences radicalement différentes au niveau de l’investissement. Des actifs comme les obligations du gouvernement, qui performent
    extrêmement bien durant une période de déflation, seraient, avec le cash, les pires investissements durant une crise monétaire.

  11.  Cette dévaluation régulière de la monnaie n’éveille aucun soupçon de la part du public qui a fini par voir dans la hausse des prix un phénomène aussi naturel que le lever du jour. Il ne
    dispose malheureusement pas de moyens pour mettre à jour cette fraude, puisque le seul référentiel dont il dispose se trouve être la monnaie-papier elle-même.

    Nous allons voir à présent quels moyens nous avons à disposition pour faire abstraction de cette inflation lorsque nous étudions les signaux envoyés par les prix. Combien de traders utilisent
    encore des graphiques en dollars sur de très longues périodes de 15 à 20 ans ? C’est bien la preuve qu’ils n’ont aucune idée de ce qu’est l’inflation. A cause de la perte du pouvoir d’achat du
    dollar, le graphique est en fait complètement biaisé, et les signaux ne veulent plus dire grand-chose. C’est comme de regarder le monde à travers un miroir déformant, vous ne verrez pas la
    réalité !

    L’inflation induit une forte distorsion des signaux sur tout graphique de très long terme, avec des prix en dollars.

     

    Léonard SARTONI

  12. Sausalito c magnifique mais très cher et le pb c la température même et été. En plus, comme à S.F à partir de 17H on est sous la brume…

    Bonnes vacances.

  13. Oui, c’est le chapître 2 de son livre « 2008 – 2015 : pourquoi l’or va battre la performance des actions et des obligations et comment vous pouvez en profiter », page 31.
    Dans son dernier (last AND least) suivi de l’or qu’on peut trouver ici : « http://www.crise-mondiale.fr/phpBB2/ftopic9747.php », il annonce que le livre est à présent libre de droit.
    On peut le trouver sur objectif éco je crois.

    Léonard Sartoni est mon idole, ça me fais plaisir de le voir cité ici.
    Je suis justement en train de relire son bouquin, parce qu’avec la chute de l’or de ces dernier jours, ainsi que le montée de l’euro, une nouvelle fenêtre d’achat est en train de s’ouvrir pour
    les européens.
    J’avais faillis faire un dernier achat de naps fin 2009, mais j’ai chipoté autour de 140€ et du coup, je n’ai rien eu.
    Passé les 160, j’ai lâché l’affaire.
    Je suis déjà placé, et même si j’aimerai mettre une dernière couche à ce placement, hors de question d’acheter à ces prix là.
    La fusée peut partir toute seule jusqu’à la lune si elle veut, elle est trop haute pour que je prenne le risque de me crasher avec elle (même si je suis intimement convaincu que la limite se
    trouve plus haut que la lune…).

     

    Bref, sur l’inflation, voire l’hyperinflation à venir, j’ai l’impression qu’il y a quasi-unanimité.
    Le point qui me préoccupe, ce sont ou les épisdes déflationnistes potentiels entre temps.
    Ce que j’aime bien avec Paulo Dontigny, c’est qu’il construit son raisonnement sur plusieurs scénarios possibles.
    C’est ce qui le rend le plus crédible à mes yeux.
    Son point de vue, n’est pas biaisé, à cause d’un seul scénario qu’il défend mordicus.

     

    Je pense que c’est la bonne attitude, parce que pour l’instant, personne ne peut savoir ce qu’il va se passer, même si il dispose d’un modèle climatico/financier plus fort que celui du GIAT, pour
    la simple et bonne raison que l’homme (surtout celui avec des $ et un hélicoptère) peuvent avoir une influence sur le réchauffement financier de la prochaine décénie…
    :)

     

    @+ et bon déplacement en Asie !
    Dex.

  14. Bonsoir,

     

    Oui Oui, je confirme, je parlais bien de Napoléons.

    Pour un particulier, on va dire que c’est la façon la plus simple d’être investi en or physique.

    Très simple à se procurer de façon sécurisée et à la portée de toutes les bourses.

    Parce que tout le monde ne peut pas y aller à coup de lingot à 30.000.

     

    @+, Dex.

  15. Bonjour Daniela, Pourrais-tu m’aider à trouver le SSE Bourse de Shangaï sur Boursorama ou un autre site s’il te plaît ? Quel code dois-je taper ? En te remerciant.

  16. Merci esteban.

    Déprime. Même pas été assez malin pour prendre 30% sur l’or en juin. Les articles ad hoc, je ne les retrouvais plus, page blanche. Et retour à la case départ.

  17. Heu, si, j’ai pris un bénéfice. C’est l’inverse. Ci-après un article intéressant lu dans Le Figaro: La Chine assouplit son marché de l’or. Si Jean-Christophe est sur place …
     http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/08/04/04016-20100804ARTFIG00486-la-chine-assouplit-son-marche-de-l-or.php

     

  18. Un petit bonsoir de Hanoi au Viet Nam ou je m’arrete quelques jours. Encore un pays qui va exploser dqns les 20 annees a venir. Population jeune et avide de consommation. Le vietnam est au
    stqde ou etait la Chine il y a 15 ou 20 ans. A bientot.

  19. article très intéressant à lire

    l’auteur donne son avis sur les manipulations du cours de l’or, du danger de l’éclatement de la bulle immobilière chinoise, des manipulations de cours par les machines de trading automatisées à
    haute vitesse…

  20. Bonjour Pascal H,

    Quelle crédibilité peut-on accorder aux écrits de Michel (sur le lien que tu mentionnes) lorsqu’il dit que la déflation va naitre de la suppression de monnaie par les crédits immobiliers
    occidentaux non honorés alors qu’il dit également que la Fed a créé autant de monnaie exnihilo que de crédit douteux ? Que comprendre lorsqu’il affirme que pour éviter l’inflation la fed retirera
    les liquidités créees lorqu’elle revendra les actifs toxiques au privé alors qu’elle a tout interet a créer de l’inflation à 4 ou 6 % pour gommer les effets de la socialisation des pertes et
    l’augmentation de la dette ?

    Enfin est-il crédible lorsqu’il pense que les chinois vont scier la branche sur la quelle ils sont posés ? … J’ai souvent l’impression que les occidentaux prennent les Chinois pour des
    imbéciles. Mon avis est qu’il le sont beaucoup moins que nous, qu’ils maitrisent déjà toute l’asie, bientot l’afrique, qu’ils ont pris des positions sur les MP qui vont nous couter très cher et
    qu’ils sont désormais les leaders d’un monde émergent décomplexé qui s’amuse de nos travers et notre inconséquence tout en restant humble et lucide sur le chemin qui lui reste à parcourir. La
    planète, c’est bientot 7 M d’individus, l’occident n’en représente qu’1 …

  21. J’ai trouvé qu’il y avait quand même des choses intéressante dans son article.

     

    Bon, en plus, les chinois, ils maîtrisent l’Asie et bientôt l’Afrique. Le monde ne tardera pas à suivre…

    Ca a un petit coté Minus et Cortex tout ça.

    …on sait que Minus et Cortex, ils gagnent jamais à la fin.

    : )

     

    En plus, qu’il soit plus malins que certains le pensent, je suis d’accord. Ceci dit, on parle quand même des gars qui ont inventé la politique de l’enfant unique (un garçon en plus).

    Comment ils vont faire pour assurer leur croissance future ?

    Ok, vu le respect qu’ils peuvent avoir parfois pour leur peuple, ils sont bien capable de prendre les nanas qu’il leur reste + quelques birmanes qu’ils iront piocher de façon arbitraire pour nous
    faire un élevage en batterie… mais bon…

     

    Et puis les gouvernements qui s’auto-entretiennent au pouvoir développent un truc proche de la consanguinité.

    Remember URSS. Ou Corée du nord, plus près de nous.

    La dernière en date, c’est de condamner leur entraineur de football pour trahison envers son pays, parce qu’il n’a rien gagné en Afrique du sud… on peut pas y échapper. Se maintenir au pouvoir
    par la force, ça grille des neurones.

     

    Dernier point, dans l’excellent « L’empire des dettes », Bill Bonner consacre une grosse partie du livre pour parler des différents empires à travers l’histoire, et expliquer comment tout
    empire se condamne à crouler sous le poids du monstre qu’il crée à mesure qu’il s’étend.

     

    C’est qu’il faut des fondations solides pour supporter plus d’un milliard de personnes.

     

    Ce qui est sur, c’est qu’il va y avoir du sport dans les années qui viennent.

  22. Dex,

    Je suis d’accord, le régime chinois n’est pas un modèle mais bizarrement, l’autoritarisme des dirigeants permet des raccourcis impossibles dans une démocratie et leur fait gagner du temps. De
    plus le passé communiste garde un coté « du bien pour le peuple » qui est plus a meme de developper la croissance pour tous les individus alors qu’en Inde, pays démocratique, les castes superieures
    regardent crever les autres au bord de la route sans avoir la moindre envie que ca change. L’hindouisme et sa promesse d’un monde meilleur dans une prochaine vie tue toute velleité de promotion
    ou de combat social empechant la croissance de s’étendre à toute la population.

    Sur le fond cet article de Michel est une reprise génerale des idées répétées cent fois chez tropical cet année. J’ai bien le souvenir de ce qui était dit en 2008 sur tropical : des émergents qui
    seraient très faibles incapables de constituer un relais de croissance en cas de crise occidentale majeure. On a bien vu ces deux dernières années que c’était faux. La baisse de conso occidentale
    a abouti effectivement à une baisse des exportations et des échanges mondiaux mais ce qui est resté de conso occidentale a suffit largement aux émergents pour assoir une croissance intérieure
    solide. Quand la chine fait 6 % à 8 % de croissance de PIB alors que les occidentaux font -4%, je me dis que les gens comme Pettie , Abadie ou ce Michel se plantent quand ils disent que les
    émergents ont encore besoin d’une croissance occidentale forte pour se développer.

    Un mot sur la bulle immo chinoise, nouvel argument avancé par les déflationistes pour annoncer la fin prochaine du monde économique (l’idée du non découplage n’ayant pas marché). Cette bulle est
    due plus à un excès d’épargne qu’à un comportement spéculatif. Le marché obligataire chinois n’est pas mur et les épargnants n’ont pas accès à suffisamment de véhicules pour placer leur argent.
    Ils se retournent donc vers l’immobilier. Ensuite 4000 euros le metre carré dans le haut de gamme à Shanghai ou Pekin, ca reste bien moins cher que Londre ou Paris alors que Shanghai et Pekin
    ressemblent aujourd’hui à New York et que leur potentiel de croissance est bien plus fort. Les loyers peuvent atteindre 500 euros le m² par an dans les nouvelles tours chinoises, ce qui donne des
    rendements de plus de 10 %. Ou est la bulle ? Enfin, les autorités chinoises ont pris immédiatement des mesures parfaitement adaptées pour arreter la spéculation naissante. Il est normale que
    dans une économie en surchauffe le prix des actifs immobilier flambent. Ce qui me gène dans tout ça, c’est que lorsque Bonner ou Pretcher disent une connerie, elle est immédiatement reprise par
    des gens comme Abadie ou Michel qui n’ont jamais mis les pieds en Chine et qui la communiquent à d’autres et ca devient une vérité universelle. Ca ne veut pas dire qu’ils ne disent que des
    betises mais qu’il faut impérativement garder son libre arbitre.

  23. Alors là par contre, je suis superdaccord.

    Si on veut aller vite, un régime autoritaire n’a pas d’équivalent.
    Quand la démocratie perd du temps en débat et argumentations, la dictature décide et agit.

    J’ai fait pas mal de sports-co dans ma vie et si il n’y a pas de formule magique pour gagner, il y en a une pour perdre, c’est que tout le monde veuille donner son avis.
    Au final, on se rend compte qu’un bonne stratégie bien appliquée par tout le monde (même ceux qui pensent qu’ils avaient mieux à proposer) apporte plus de succés qu’une très bonne stratégie à
    laquelle tout le monde n’adhére pas.

    La France en est un excellent exemple.
    On a des gens qui ne sont pas complètement idiots aux manettes (à gauche comme à droite), mais ils se mettent tous des batons dans les roues et cela rend le pays ingouvernable.
    Sans compter les innombrables groupes de pression (je ne citerai personne pour ne pas politiser le débat).

    Un régime autoritaire n’a pas tous ces problèmes et gagne effectivement du temps.

    Je pense d’ailleurs, que le plus haut niveau de vie et de développement, pourrait être le fait d’un dictateur « bienveillant », et pas trop bête. Le problème, c’est qu’on en a encore jamais vu.

    Si toutefois ce miracle arrivait, c’est au niveau de la transition que je m’attends à des problèmes.
    Les chiens se disputeraient son oeuvre à sa disparition, aussi bien que s’il avait été un dictateur « classique » et ladite oeuvre disparaitrait aussi vite que lui.

    Pour reprendre l’exemple de l’URSS, le parti a réalisé des miracles dans certains domaines, comme la conquete spaciale ou la natation féminine (sourire). Ils ont même détourné des fleuves à coup
    de bombes nucléaire pour iriguer certaines régions. Ca, ça aurait eu du mal à se faire dans une démocratie.
    Hé bin c’est au moment de transitions à la tête du parti que ce grand régime à sombré et hélas pour lui, le niveau de vie de son peuple avec (OK, c’était déjà pas brillant, mais aujourd’hui,
    c’est pire).

    C’est en partie pour ça que je suis sceptique avec la Chine.
    Elle est clairement sur les rails du succès, mais son développement rapide la fait ressembler à un soufflet.
    Normalement, on se développe par les fondations et après on grossit.
    Eux, ont pris une importance énorme, mais doivent maintenant s’occuper de leurs fondations.
    Jusqu’à ce que cela arrive, je reste sceptique sur ce pays.
    En l’espace de quelques années, ils ont pris l’argent et les emplois de l’occident. OK. Et maintenant ?
    Ils faut savoir qu’avec tout ça, nos rêve et notre mode de vie les ont, en partie, contaminé (quand je dis les notre, je parle de l’american way of life). Parce que le rêve américain à conquis le
    monde encore plus surement que le dollar.
    La population va vouloir tout ça et si elle ne l’obtient pas, ça risque de ne pas être joli-joli.

    Je vois un peu la Chine comme un poulet sans tête. Un poulet qui cours très vite, mais qui ne sait pas ou il va humainement parlant.
    Normalement, un pays se développe de lui même. Le petites villes se créent autour de points d’eau ou de terres agricoles. Les villes deviennent moyennes puis grandes, certaines deviennent des
    mégalopoles, les réseau routier se développent pour répondre à un besoin… même les USA qui sont un pays récent ont vécu ces étapes là. La Chine qui est une civilisation pourtant ancienne,
    non.
    Pour moi ils ont appuyé trop fort sur l’accélérateur ces dernière années, pour répondre à une volonté de conquete et un modèle purement mercantiliste, du genre, on va dépouiller le monde.
    OK… mais après ?

    Pour ce qui est du découplage. Le modèle occidental est tiré par la consomation… de produits chinois pour une bonne part.
    Ils ont donc été de (les?) grands bénéficiaires des plans de relance qui viennent d’arriver à terme.
    Je pense que c’est maintenant qu’on va pouvoir juger de leur conso intérieure.

    …je précise que mes doutes concernent les virages que ce pays va devoir prendre, pas son potentiel ou son dynamisme.
    Pour le reste, j’accorde énormément d’importance aux témoignages tel que le tien, du fait qu’en effet, nombre de personnes parle de ce pays sans y avoir jamais mis les pieds (moi le premier).
    C’est également pour ça que j’aime lire ce bon Bill Bonner.
    Et puis le fait qu’on parle autant de ce pays est un bon indicateur de l’importance qu’il prend.
    : )

    @+, Dex.

  24. Dex,

    OK sur les dérives possibles d’un régime autoritaire mais pour l’instant les dirigeants actuels ont manifesté une finesse de gestion éco étonnante. Il faut dire qu’il sont conseillé depuis des
    années par les meilleurs spécialistes occidentaux.

    Pour le reste, ama les chinois n’ont pas besoin des plans de relances occidentaux. Ils ont suffisamment de reserves de changes pour relancer eux meme leur conso intérieure. De plus, en période de
    récession, les occidentaux se jettent sur les produit les moins chers et à bas cout produit chez les émergents et delaissent les produits made in UE ou US ainsi que les services occidentaux hors
    de prix. De toute façon, un socle de conso occidental meme très bas suffit aux émergents, le déficit des exportations est, on l’a bien vu en 2008 2009, compensé par la forte croissance
    domestique.

  25. Un truc qui me fait dire que les dirigeants sont très malins est que la chine s’apprete a laisser monter fortement les salaires dans le sud pour developper le marché domestique local. A tel point
    que de nombreuses sociétés delocalisent leur productions à faible valeur ajoutée techno dans d’autres régions de la Chine moins gourmandes au niveau des salaires. Cette politique à pour effet de
    diminuer les tensions sur le yuan évitant une revalorisation trop rapide de celui-ci dans ses nouvelles fourchettes de fluctuation conservant ainsi la compétitivité à l’export de la chine.

  26. Oui, ça je reconnais, c’est bien vu.

     

    Ca va donner d’homogénéité au pays.

    C’est important déviter les inégalités. On peut le voir avec l’Italie du sud et du nord par exemple.

     

    Pour revenir à ta réponse de tout à l’heure, quand tu parles d’être conseillé par les meilleurs occidentaux, je ne peux pas résister à la tentation de conseiller la lecture
    du livre « La stratégie du choc » de Naomi Klein.

    C’est presque un cours d’histoire du monde des 50 dernières années, des pays qui ont été conseillés par les « meilleurs occidentaux ».

     

    Je crois que pour l’instant, la Chine est le pays qui s’en sort le moins mal…

    : )

  27. Belle étude historique du nain qui fait appel a des notions d’arithmétique évidentes.

    Crottaz dans la ligne des déflationnistes ne prend ama pas en compte les changement en cours et oublie certains chiffres :

    En 2014, selon les projections du FMI, la Chine comptera pour 15% du PIB mondial, l’Inde 5%, le Brésil 2,8%, la Russie 3,4%. L’économie américaine ne pèsera plus que pour 18% du PIB mondial.

    La Chine, c’est une démographie égale à 10 fois le Japon. C’est un rattrapage techno bien plus rapide favorisé par une politique de transfert que n’a pas connu le Japon. C’est une direction
    politique très centralisée qui brule les étapes et gère les infrastrucures de façon cohérente. Ce qu’il faut savoir pour ceux qui ne connaissent pas la Chine, c’est que contrairement aux pays qui
    se sont developpés plus lentement dans le passé, la Chine rase une grosse partie de son environnement urbain dans les grandes villes. Le pekin et le shanghai de 1990 n’existent plus. Une grande
    partie de ces villes a été rasée puis reconstruite. Seuls les quartiers ayant une valeur historique ont été conservés. La vitesse de développement est considérable et repart sans frein avec des
    infrasturctures adaptées et des rues très larges.

    La population veillit mais est loin d’etre au niveau du Japon ou de l’Allemagne. Une population agée n’est pas necessairement un handicap : cf la puissance économique de l’allemagne actuellement.
    Il est des populations jeunes dans l’histoire qui ont fait les plus sinistres conneries : khmers rouges. Il est des populations jeunes incapables de se développer actuellement : Algérie.

    Je me suis amusé avec ma calculatrice financière à composer les taux de croissance de la Chine sur 25 ans et ceux des US sur la meme durée Le résultat bien que shématique est sans appel :

    En 25 ans avec un taux de croissance de 10 %, la Chine multiplie son PIB par 10 alors que les USA par 1,85 !

    Et ce calcul ne tient pas compte des effets d’echelle qui devrait nous conduire à appliquer à la Chine une surpondération démographique tenant compte du fait que la Chine est 5 fois plus peuplée
    que les USA ..

    Je ne rajoute pas à l’équation l’inde la russie le bresil. Nul doute pour moi que les USA pèseront beaucoup moins que l’ensemble des BRICs dans seulement 10 ans.

     

  28. Un article tres interessant sur Felix Zulauf .http://www.businessinsider.com/felix-zulauf-barry-ritholtz-2010-8#ixzz0wyyGmCQt..

    Il evoque la Chine et la correlation des marchés : « I just came back from a three-week trip to China and my view is very different. I think China is in the early stage of a decline with economy
    weakening that will turn into a hard landing. « 

     

    « never before has the world economy been as globalized as it is today. I have recently looked at GDP growth and I have looked at the growth of equity markets around the globe. And these are,
    historically, the highest correlation metrics. That’s why, being bearish on one major economy — you have to bearish on all of the other equity markets as well. They all move together »

    Le SSEC rebondit depuis juillet, mais il etait à -25% depuis le début de l’année donc il faut relativiser. S’il est descendu si bas, et ce malgré le plan de relance énorme de 15% de PIB, c’est
    que tout ne va pas aussi bien en Chine…

    A noter que le Michel dont vous parlez, je penses  que c’est en fait Pascal Roussel. C’est sa photo et son dernier article date d’avril (cf intro)

    Je suis assez d’accord avec la vision de Zukauf des choses, si tu es bearish sur les USA ou l’Europe (et comment ne pas l’etre vu un bon 50% de rentrer ds un double dip), on ne peut etre que
    bearish ou neutre sur les actions asiatiques..  Ce qui n’exclue pas évidemment que les monnaies asiatiques s’apprécient plus que les monnaies occidentales pdt ce temps.

    Bref, tout ceci me donne envie de surpondérer l’or surtout ayant un joli bcp d’euros à placer, parce qu’au final c’est un phénomene qui est constant : la monnaie perd son pouvoir d’achat …Comme
    Felix, j’espere un krach déflationniste qui provoquait un develagering sur l’or dans un premier temps (et qui sait Ben qui fasse un dernier run sur l’or) , pour pouvoir acheter plus bas, mais je
    vois bcp de monde sur les forums esperer ceci , et le physical ne suit pas forcément non plus, je commence à douter..J’ai bien essayé d’acheter en Aout, mais pdt les vacances , c’est moins
    simple..

    Et dans la perspective d’un euro breakup, (possible vu la belle bullette qu’ils ont pour m’etre baladé en Espagne cet été ) ca donne ca :
    http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/si-la-zone-euro-eclatait_236655.html?xtor=RSS-115

     

     

     

  29. Bonjour Tyler,

    Sur l’or je fais l’analyse suivante : la plupart des gens un peu éclairés attendent un baisse de l’or pour renforcer ou acheter. Ils espèrent tous un coup de déflation sur les actifs qui
    inclueraient l’or. Or en cas de poussée d’aversion au risque ou irait l’argent ? actions ? trop risquées ! Obligations ? Il y a une bulle en formation et les dettes deviennent risquées ! MP ? Pas
    vraiment si ca ralentit, elle vont baisser ! Conlusion l’or baissera très peu et servira de refuge. J’ai conseillé d’acheter de l’or récemment   lorsque le nap était à 180 – 185 . Je ne
    suis pas sur qu’il descende désormais beaucoup plus bas.

  30. Une news qui va dans le sens du pragmatisme chinois et l’efficacité de la gestion globale de sa croissance :

    Le Premier ministre chinois aspire à une réforme politique :

    La Chine doit procéder à la réforme de son système politique afin de soutenir la croissance vertigineuse de son économie, a indiqué le Premier ministre chinois Wen Jiabao à l’agence de presse
    Chine nouvelle.

    « Non seulement nous devons aller de l’avant quant à la réforme du système économique, mais nous devons aussi faire avancer celle du système politique, a déclaré Wen Jiabao lors d’une visite à
    Shenzhen, ville du sud de la Chine, symbole des réformes économiques.

    « Si aucune réforme du système politique n’est assurée, les résultats obtenus d’une réforme du système économique seront anéantis et nous ne pourrons atteindre notre objectif de
    modernisation », a-t-il mis en garde samedi.

    Le Premier ministre a également souligné qu’il était important que « les droits démocratiques et légitimes du peuple soient garantis ».

    « Nous devons résoudre le problème de concentration excessive du pouvoir, créer des conditions permettant au peuple de critiquer et de contrôler le gouvernement et réprimer fermement la
    corruption », a-t-il déclaré selon Chine nouvelle.

    Les propos de Wen Jiabao reflètent les préoccupations selon lesquelles corruption et abus de pouvoir deviennent une réelle menace pour le Parti communiste au pouvoir.

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