Le patrimoine actuel de Futures

Le patrimoine actuel de Futures

Par Jean Christophe Bataille.

Beaucoup de visiteurs me demandent la répartition actuelle de mon patrimoine pour les actifs placés à long terme. Je réponds bien sur que la mienne est adaptée à mon cas et qu'une répartition patrimoniale dépend de la situation de chacun.

Depuis mes derniers conseils de l'an dernier, mes allocations patrimoniales ont évolué un peu, mais sans grand bouleversement. Elles restent orientées vers l'inflation monétaire qui, insensiblement produit ses effets sur le prix des biens, des services et des revenus. Au delà de cette tendance à la hausse progressive des prix alimentée par les autorités monétaires et sous évaluée par les indices, le risque d'une crise systémique majeure avec hyperinflation n'est toujours pas écarté et un patrimoine protégeant contre l'inflation est pour moi la meilleure garantie pour l'avenir. La grande crise déflationniste prévue par certains n'a toujours pas vu le jour. La raison est toujours la même : les banques centrales produisent de l'inflation et si un jour les monnaies ne sont plus crédibles, nous aurons de l'hyperinflation.

Je continue donc a recycler mon immobilier comme souvent décrit dans ce blog et mon allocation sur la pierre grimpe un peu. Je dois approcher 60 %. Depuis 2006, je vends régulièrement de l'immobilier amorti (tout ce qui est hors plus-value) pour racheter de nouveaux biens avec une moitié à crédit pour bénéficier d'un effet de levier (financement d'une partie du bien par le locataire) et pour profiter de la dévalorisation des monnaies (les taux sont plus bas que les rendements nets d’impôts et que l’inflation réelle). En général, pour recycler le fruit de la vente, j'achète soit de l'immobilier commercial à fort rendement, soit de l'immobilier dans Paris sur les meilleurs emplacements à louer en meublé. Pour ce qui est récent, je viens de mettre deux appartements à la vente et j'envisage de faire un achat immobilier dans une grande ville allemande. Une info : l'immobilier repart nettement à Paris comme à Londres. En province, le marché repart aussi depuis septembre.

L'or (physique et mines) ne représente plus que 16 % de mon patrimoine après la baisse du métal jaune. Je conserve précieusement et, malgré une allocation déjà importante, je n'hésiterai pas à renforcer sur le physique en cas de baisse supplémentaire.

J'ai dans le cadre de l'assurance vie, des actions, des obligations émergentes en monnaies locales et des high yeld corporate. Je n'ai pas d'obligations souveraines occidentales ni supports en euros. Attention à l'assurance vie ! Hollande va s'en servir comme d'une vache à lait. Cela devient une enveloppe à arbitrer dans le contrat mais à garder jusqu'à sa mort pour ses enfants : il n'y aura alors pas de droit de succession pour 150 000 euros par héritier et pas d’impôt ! Pour cela, l'enveloppe ne doit pas dépasser 150 000 euros multipliés par le nombre d'ayant droits sauf si vous avez des sommes placées avant 1991 car dans ce cas, elles sont exonérées sans plafond. Pour le reste, il faudra passer à la caisse. C'est bien l'illustration du caractère paralytique de la politique de Hollande ! Plus il taxe, moins la monnaie circule !

J'efface enfin systématiquement une partie de mon ISF depuis des années avec des achats de forêts déductibles encore actuellement à 50 %.

Bon mois de novembre !

44 réflexions au sujet de « Le patrimoine actuel de Futures »

  1. Merci jc !
    C’est sur on a tous des patrimoines différents mais comparer les différentes allocations de chacun permet de conforter certains choix. L’achat de forêts me paraît aussi un très bon choix long terme.

  2. Oui, merci JC, c’est très chouette. Je lirai en réfléchissant dès que j’aurai quelques dizaines de minutes disponibles.

  3. Je n’en suis qu’au début de :

    Pr. Antal Fekete, "Le retour au standard Or",
    éd. Le Jardin des livres,
    Broché; 17,56€.
    Trad. Pierre Jovanovic et Yves Ross.

    Antal Fekete a été engagé par le représentant de la Californie, Bill Dannemeyer, en 1983. En 1984, ils ont travaillé sur la réforme monétaire et fiscale des USA. Ils ont mis au point un plan pour refinancer la dette US avec des obligations-or long terme, donc adossées à l’or. Avec dix députés républicains, Dannemeyer a rencontré G. Bush père en 1989 au début de son mandat. Le président fut d’accord avec ce plan ! Des réunions furent prévues avec le personnel du Trésor qui toutes furent annulées par celui-ci en dernière minute, sabotant le projet.

    Perso, je ne vois pas comment une hyperinflation du dollar pourrait être évitée. C’est comme Max Keiser l’explique dans la vidéo de Contrepoint donnée dans l’article précédent, des gens puissants spéculent sur l’instabilité créée et n’ont pas du tout intérêt à la stabilité. Si la Fed n’avait pas intérêt à ce flottement du dollar, elle serait au premier rang pour accrocher la dette US à l’or. Certains Etats US essaient de le faire en se référant simplement à la Constitution américaine et en autorisant l’utilisation de l’or comme paiement courant, mais je ne connais pas les détails. Pour A. Fekete, la seule chose à faire est de "déclarer que le dollar, ou l’euro, n’est plus la seule monnaie à cours légal pour payer une dette" (….) de laisser " B. Bernanke et ses billets verts de la Fed rivaliser avec les pièces d’or Gold Eagle et les pièces-dollar standard en argent" (p. 16). Soit la transition se fera en douceur soit elle sera secouée de drames, comme dans la crise de 1789-1799, la seconde hypothèse me semble plus plausible.

    Une phrase assez géniale repérée p. 20 : "Une promesse de payer (un billet de banque) qui est en même temps un paiement final n’est pas une promesse, c’est un oukase". Et c’est en 1909 que les US et l’Angleterre ont forcé leurs administrations à utiliser la dette comme monnaie. C’est cela qui a rendu "possible l’augmentation sans limites de la masse monétaire indépendamment des réserves d’or". Le coup de Nixon en 1971 était une déclaration de défaut indéfiniment "provisoire". On n’en est toujours pas sorti parce que ça les arrange. Ils iront jusqu’où ils peuvent aller.

  4. J’ai beaucoup aimé apprendre que Bonaparte avait promis ne jamais imprimer de billets durant son règne. Il a tenu parole. Quand on comprend que les origines de la Révolution française sont dans la crise monétaire de 1789-1799, on est en droit de se demander ce que les derniers présidents ont encore de républicain. Le Gal de Gaulle avait compris, lui !

  5. PARIS (Reuters) – Les banques centrales sont en train de "changer d’ADN" et leurs politiques monétaires sont entrées, sous la contrainte de la crise, dans une phase de bouleversement durable qui ne se limite pas à la seule question des stratégies de sortie, estiment des responsables de deux sociétés de gestion interrogés par Reuters.

    La semaine qui s’ouvre sera, pour les marchés financiers, dominée par la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), les derniers indicateurs macroéconomiques confirmant l’extrême fragilité de la reprise et l’absence totale d’inflation (+0,7% sur un an en octobre) en zone euro, ce qui alimente des anticipations de baisse des taux.

    De leur côté, la Fed et la Banque du Japon ont décidé ces derniers jours de prolonger leur politique d’assouplissement quantitatif ou "quantitative easing" (QE) qui consiste à acheter massivement des actifs, obligations d’Etat et hypothécaires pour la Fed, obligations et actions pour la BOJ.

    "Le thème de la normalisation des politiques monétaires est un faux ami pour des raisons à la fois conjoncturelles et structurelles", juge Pascal Blanqué, directeur des investissements (CIO) chez Amundi, numéro un de la gestion d’actifs en France. Face aux risques déflationnistes, le Japon et l’Europe vont, selon lui, faire plutôt plus que moins de QE.

    La BCE ne procède pas à des achats massifs d’actifs mais elle peut baisser son taux principal, le refi (aujourd’hui à 0,5%) ou procéder comme à la fin 2011 à une opération de refinancement à long terme (LTRO à 3 ans), ajoute-t-il.

    FIN DU MODÈLE VOLCKER

    Etienne Gorgeon, CIO chez Tikehau Investment Management, estime lui aussi que les banques centrales ne peuvent pas arrêter totalement le QE même si la Fed, bien que confrontée à une croissance sans emploi et sans inflation, peut être amenée à réduire ses rachats d’obligations (85 milliards de dollars par mois pour l’instant).

    Il explique que les montagnes de liquidités qui ont été déversées depuis cinq ans par les banques ont profité aux marchés financiers, notamment aux actifs risqués, actions et obligations d’entreprises, et non à l’économie réelle.

    Depuis le début 2009, rappelle-t-il, il y a eu 324 baisses de taux dans le monde, essentiellement dans les pays développés. La liquidité mondiale est passée dans le même temps de 12.600 milliards de dollars à 21.500 milliards, soit une hausse de 8.900 milliards, la capitalisation des marchés d’actions de 25.500 à 60.300 milliards de dollars (+34.800 milliards) et celle des marchés obligataires de 27.000 à 42.400 milliards (+15.400 milliards).

    Sur la même période, le PIB mondial nominal n’est passé que de 58.100 à 71.900 milliards de dollars, une croissance de 13.800 milliards sans commune mesure avec celle des actifs financiers.

    Au-delà des contraintes conjoncturelles, "le thème de la liquidité va continuer à dominer", dit Pascal Blanqué pour qui les banques centrales sont "en train de changer d’ADN".

    "On est en train d’abandonner un modèle de Banque centrale du type Paul Volcker" (président de la Fed de 1979 à 1987) qui s’était fait le champion de la lutte contre l’inflation et du contrôle de la masse monétaire.

    LE PRIX DES ACTIFS

    "La nécessité a introduit une nouvelle pratique des banques centrales : le non-conventionnel", poursuit-il. "Il est clair qu’elles ont intégré le prix des actifs financiers dans leurs objectifs".

    "On verra émerger une théorisation de ces pratiques. Le non-conventionnel qui dure devient du conventionnel", explique Pascal Blanqué.

    Selon lui, pour lire les politiques de la Fed ou de la BCE il faudrait savoir quels sont aujourd’hui leurs indicateurs clefs.

    "On est dans une mutation. Il y a un paradoxe de crédibilité : les marchés sont longs (acheteurs, ndlr) de banques centrales au moment où le cadre a perdu de sa lisibilité", souligne-t-il.

    "Je pense qu’elles vont assumer la présence du prix des actifs. Elles vont assumer le fait que les actifs sont pour elles un objectif et que les bulles existent, ce qu’Alan Greenspan (prédécesseur de Ben Bernanke à la tête de la Fed) niait".

    Comme Etienne Gorgeon, il constate que depuis 2008-2010, certains segments de marché ne sont plus régis par les forces du marché.

    "La Fed est en train de nationaliser certains points de la courbe des taux américaine", dit Etienne Gorgeon qui précise que la banque centrale détient 70% des emprunts d’Etat de maturité 24 à 25 ans.

    Les deux CIO avancent un autre facteur qui milite en faveur du QE : l’ampleur de l’endettement public et une croissance trop faible. Les banques centrales chercheront donc à retrouver les canaux de transmission de la politique monétaire à l’économie réelle, et à créer de l’inflation.

    Pour les investisseurs, "2014 sera rude", résume Etienne Gorgeon.

    Source http://www.boursorama.com/actualites/les-banques-centrales-sont-en-train-de-changer-d-adn-cd1ed8a2428dba2c581f0d1a15d6ae6d

  6. Prise de bénéfices sur les 2/3 de la position de mon short sur le Gold en trading. On est sur la résistance. Il ne fat pas être trop gourmand.

  7. Bonjour JCB,

    aurais-tu des sources sur le net pour ton rebond immobilier de septembre ?
    Les courbes de Friggit s’arretent en aout, environ au + bas de 2008 en terme de volume.

    A noter en passant, qu’ils ont ajoute d’autres pays sur leur graphe. Les USA et l’Allemagne, a contre-courant, semblent repartis a la hausse (ou les monnaies a la baisse, comme on veut). Et le rebond des prix de 2009 que je croyais dus aux mesures fiscales pour inciter a l’achat semble + vaste (plateau aux US, rebond en Angleterre et en Espagne).

  8. bonsoir

    pour info

    http://chevallier.biz/2012/08/fonds-de-garantie-des-depots-fin-2011/

    concerne le pseudo fond de garantie bancaire
    "en France, la garantie est illusoire car le fonds de garantie n’a pas un rond !

    En second lieu, la garantie est limitée sur les titres à 70 000 € par personne et par banque car en France, ce sont les banques qui sont juridiquement propriétaires des titres acquis pour leurs clients et portés sur leurs comptes… ce qui signifie qu’en cas de tsunami bancaire, nos Gos banques peuvent vendre les titres de leurs clients à l’insu de leur plein gré pour récupérer des liquidités, ce qui est rarement connu des investisseurs français qui font imprudemment confiance à leurs banksters….."

  9. Je maintiens : les banques n’ont aucun droit sur vos comptes titres. Ils sont en dépôt chez elles et ne pas vous les rendre, c’est du vol. Le danger est sur les comptes sur livret et l’AV car dans ce cas , il s’agit d’une dette de la banque envers vous. Si elles font faillite, vous êtes créanciers, chirographaire de surcroît, et vous perdez tout.

  10. Pour Michel Jarraud, la situation ne peut que s’aggraver en 2013. Pire, le réchauffement climatique de la planète ne suit plus une courbe linéaire mais bien exponentielle.

    Nous sommes cuits, c’est le cas de le dire.

  11. Sven Dire la pierre va morfler comme je l’anticipai, c’est un peu fort. Attends que la pierre baisse pour dire que tu l’as anticipé …

  12. Bonjour Jean-Christophe,

    Quid du PEA sur ce que tu disais avant (voir ci-dessous) ? Idem que Compte-Titres?
    Quel risque chez un broker type Binck selon toi?
    Pour l’A-V, tu parles pour le fonds en € uniquement? Si même problème avec les FCP/Sicav, quid d’une A-V chez Alta-Profits dont les UC sont multi-bancaires?

    Merci,
    Orange

    "Je maintiens : les banques n’ont aucun droit sur vos comptes titres. Ils sont en dépôt chez elles et ne pas vous les rendre, c’est du vol. Le danger est sur les comptes sur livret et l’AV car dans ce cas , il s’agit d’une dette de la banque envers vous. Si elles font faillite, vous êtes créanciers, chirographaire de surcroît, et vous perdez tout."

  13. "Où allons-nous si on ne ramène pas l’or dans le système ? La réponse simple est : Nous marcherons dans la vallée de la mort du collectivisme. L’alternative pour la réintroduction d’une monnaie échangeable est que le monstre de la dette forcera l’imposition d’une sorte de prélèvement fiscal sur le capital, à la manière de Solon". (Solon, 640 av. J.-C.- 558 av. J.-C.).

    Pr. Antal Fekete, "Le retour au standard Or",
    éd. Le Jardin des livres,
    Broché; 19,95€.
    Trad. Pierre Jovanovic et Yves Ross.

  14. Bonjour,
    Jean Christophe, comme tu le préconise; Je souhaite sans plus tarder changer de supports sur mes contrats multisupports, en arbitrant les fonds en euros, vers des obligations emergentes (en monnaies locales) et des high yield corporate. Deux questions : 1/ en terme de timing, est il opportun de le faire actuellement ou faut il lisser les arbitrages. 2/ Quelle proportion de mon patrimoine dois je consacrer a chacun de ces supports ?
    Je précise que l’enveloppe assurance vie "euros" représente actuellement 48% de l’ensemble de mon patrimoine.

    Merci JC

  15. Vous parlez de reprise de l’immobilier depuis septembre. Et d’après vous, quel aurait été le facteur principal qui a permit cette reprise. Pour la France, cette date correspond précisément à l’apparition de la loi Alur. Est-ce qu’il y aurait donc une quelconque relation?

  16. A propos de la "reprise de l’immobilier à Paris", cet article des Echos (journal gauchiste et findumondiste comme chacun sait) vous contredit un peu, JCB…
    Notez notamment le passage qui indique (on le savait déjà mais c’est un professionnel de l’immo qui le dit) que les baisses des indices officiels "cachent en réalité une érosion plus forte" (effet de structure).

    "Les prix de l’immobilier francilien continuent à baisser. Certes, il ne s’agit pas de plongeon, mais de la poursuite d’une tendance déjà constatée les mois précédents par le baromètre de Meilleursagents.com . « Contrairement aux affirmations – incantatoires ?- de certains professionnels, rien ne signale aujourd’hui ou pourrait laisser présager une reprise significative de l’activité, ni en volume ni en prix », affirme Sébastien de Lafond Président et fondateur de MeilleursAgents.com.

    En octobre, les prix ont poursuivi leur baisse à Paris (-0,7% en moyenne après -0,7% en septembre) et en banlieue ( -0,2% en Petite couronne et -1,1% en Grande Couronne). Cette décrue progressive connaît toutefois quelques accélérations comme sur les grandes surfaces (3 pièces et plus) qui enregistrent une baisse de -1% en octobre après celle -2,0% en septembre. Ce segment accuse, dès lors, une chute de -5% depuis juillet ! En banlieue, les prix reculent d’autant plus que le logement est grand et éloigné des centres villes et des transports (-0,5% dans les Hauts de Seine, -0,1% en Seine-Saint-Denis, stabilité dans le Val-de-Marne et – 1,1 % en Grande Couronne. La saison n’est pas au déménagement pour les familles et le cycle d’achat-revente est actuellement bloqué pour ces grands logements. En revanche, les petites surfaces parisiennes résistent assez bien. Malgré les incertitudes fiscales et leur faible rendement, leurs prix n’ont baissé que de 0,4% (-0,1% en septembre). Elles bénéficient toujours d’une certaine attractivité pour certains investisseurs .
    Peut-on, dès lors, miser sur la résistance du marché francilien dont les baisses restent somme toute assez modérées ? Selon Sébastien de Lafond « ces baisses cachent en réalité une érosion plus forte. En effet, l’indice constate les prix des promesses de vente signées. Parallèlement, de nombreux biens ne trouvent pas preneurs, car ils sont proposés à des prix trop élevés pour des qualités intrinsèques (localisation, bâti, nuisances…) moindres. Pour vendre les biens les moins attractifs, les propriétaires devront consentir des rabais plus importants que les baisses moyennes affichées dans les indices ».
    Pas d’embellie attendue

    Peut-on espérer une reprise dans les mois qui viennent ? « A défaut de changement majeur des paramètres du marché (fiscalité, coût du crédit, psychologie des acteurs…) et de la situation économique (chômage, inflation, économie mondiale…) le marché immobilier francilien devrait continuer à s’éroder mois après mois avec des niveaux de volume toujours faibles », estime Sébastien de Lafond. Mais selon lui, « il ne faut pas non plus craindre ou espérer une chute brutale des prix, car le marché français n’est pas une bulle sur le point d’exploser »".

  17. Je précise le titre de l’article des Echos: "Immobilier parisien : chute des prix en pente douce".
    Dans l’article il est dit notamment que "cette décrue progressive connaît toutefois quelques accélérations comme sur les grandes surfaces (3 pièces et plus) qui enregistrent une baisse de -1% en octobre après celle -2,0% en septembre. Ce segment accuse, dès lors, une chute de -5% depuis juillet !"
    Pour une décrue en pente douce, c’est quand même assez rapide, au moins sur certains segments…

    Et on ne parle là que de Paris!
    En province, ceux qui ont suivi les conseils pour acheter il y a 6 mois ou un an risquent de s’en mordre les doigts s’ils ont besoin de revendre prochainement, car les baisses de prix sont souvent très marquées.

  18. Je vais répondre très clairement à JPA une fois de plus. Les gens comme lui m’expliquent depuis 2007 qu’il y a une bulle immobilière et qu’il ne faut pas acheter. Je revends régulièrement des biens amortis et je profite à chaque fois de la plus value encaissée. C’est simplement moins intéressant actuellement sur le plan fiscal à cause du sarkhollandisme qui a porté la franchise de plus value à 30 puis 22 ans au lieu de 15. Quand je revends un bien, j’en achète un autre à crédit avec le cash dégagé soit la moitié de l’investissement avec des taux canon ! C’est une machine à produire du patrimoine et on se fout comme de l’an 40 des variations de l’immobilier signalée par JPA. Dans les faits, ce que j’ai acheté en 2007 vaut a peu près la même chose aujourd"hui et vaudra certainement plus en 2017 puisque je finance la partie à crédit sur 10 ou 12 ans maxi. Ca veut dire que dans 3 ou 4 ans j’aurai amorti la totalité du bien acheté en 2007 (année ou JPA déconseillait déjà d’acheter de l’immo) et que cet amortissement aura été payé par les loyers. Pendant ce temps JPA à placé son argent à 3 % en AV, va se prendre 15 % d’impôt sur la plus value en sortie alors que l’inflation réelle est autour de 4 %. C’est pas difficile à comprendre. Quand je finance un bien pour moitié et que le crédit est payé par le locataire, ca veut dire qu’il faut que l’immo chute de moitié pour que je perde de l’argent sur mon investissement en monnaie courante. JPA désolé de te dire ca mais tu n’as rien compris ! Et toi qui d’après ce ce que tu dis n’a pas un gros capital et cherche a acheter ta RP, tu engraisses ton propriétaire en payant un loyer et tu perds de l’argent. Bravo !

  19. Le Point (17 octobre 2013)
    "Même constat sur les prix. S’ils ont tendance à stagner, c’est parce que les transactions sont rares, concernent les petites surfaces et se concentrent sur des biens de qualité. […] Bruit, manque de clarté, d’ascenseur ou de parking, charges élevées…, le prix est sabré de 20% s’il y a un gros défaut non corrigeable. « Des 4-pièces payés 180 000 € en 2007 partent désormais à 130 000 au cœur de Toulon », confirme l’agence Foncia-Jomel.
    « Les acheteurs sont gourmands. Sur les grands appartements, il tentent des offres à – 30 % qui sont refusées. Il faudrait que les vendeurs acceptent 20 % de baisse des prix pour conclure l’affaire. […] estime Alexander Kraft, de Sotheby’s IR. Et les acquéreurs ne sont pas près de céder, disposant de davantage de choix et convaincus que les prix ne remonteront pas de sitôt. […] Dans le Val-de-Marne, où 25% des acquéreurs viennent de Paris, une famille a arraché 30 000 € de rabais sur une maison de Fontenay-sous-Bois, proche du RER. Même ristourne pour ce nouveau propriétaire d’une belle maison bourgeoise à Lille. « En régions, on peut négocier durement. Il n’y a pas, comme en Île-de-France, un volant de demandes qui permet de contenir les baisses de prix », remarque Sébastien de Lafond, PDG de Meilleursagents.com".

  20. L’Expansion, 3 septembre 2013

    "Sommes-nous en haut du toboggan, ou au contraire à la veille de la sortie de crise ?" Le titre du colloque qu’organise l’Institut de l’épargne immobilière et foncière en octobre prochain est révélateur. Que l’IEIF choisisse un thème de réflexion aussi vaste et aussi manichéen montre à quel point les observateurs sont déboussolés. "Au deuxième trimestre 2013, les prix dans l’ancien ont poursuivi leur décrue, expose l’IEIF, pour s’appuyer sur du tangible. Sur douze mois, tous biens confondus, la baisse est de 3,6 %."
    (..) Certains sont nettement plus pessimistes, comme Stéphane Imowicz, le directeur général de Crédit foncier Immobilier. Dans une note du 2 août, il fait état d’une "forte pression déflationniste" sur les prix de l’immobilier : "Par rapport aux grilles de prix initiales, nos transactions se réalisent à des niveaux inférieurs de 4 % à Paris, de 9,7 %, en province."

  21. Bon on ne se comprend pas. Tout est dit. En revanche. Les transactions reprennent depuis septembre, je peux le confirmer sur le terrain. Je suis en train de signer la vente d’un appartement et il est parti en à peine un mois.

  22. Pas d’accord avec Dozier. Il n’y a aucune bulle. L’argent a été émis puis introduit dans les circuit. Il n’en ressortira pas et ne se dégonflera pas. Ce ne sont pas les biens qui sont surévalués mais la monnaie qui s’est dévaluée. Une bulle nait de la spéculation à émission de monnaie raisonnable. Actuellement nous sommes en pleine inflation monétaire et ceux qui nous disent le contraire en shortant l’or et en louant du métal qui n’existe pas se foutent du monde. Je crois aux pressions désinflationnistes nées de la récession en cours entretenue par la dette. Elle est tout simplement normale. Mais gare à l’inflation de monnaie actuellement créée, elle ne rentrera pas dans la boite !

  23. Pas de lien de cause à effet entre masse monétaire et vélocité de la monnaie. En cas d’hyperinflation, les rotatives n’arrivent pas à suivre, en cas de déflation, elles tournent inutilement. Puis on peut avoir une inflation des biens ce consommations courant (chauffage, bouffe) et une déflation pour le reste. Et donc la masse monétaire n’est pas le remède et les décideurs actuels utilisent les mêmes remèdes qu’en 29, ne tenant compte que de la masse et pas de la vélocité. Voilà ce que dit Antal Fekete (qui n’est pas du tout anti-mite comme certains le prétendaient et, de plus, ce n’est pas le sujet). Pour un développement de son raisonnement, achetez son livre.

  24. Myret Zaki, « La fin du dollar »​, ​​éd. Favre, Avril 2011​
    interviewée par ​​Pierre Jovanovic​,
    http://youtu.be/4sYcmt7wxAs
    Retrancription​ de 54:00 à 1:00:25

    "Le Kazakhstan et la Chine commercent en Yuan. La Russie et la Chine commercent entre elles en yuan et en rouble. La Chine est devenue le premier acheteur de pétrole saoudien, l’Arabie Saoudite va donc se rapprocher de la Chine. Les pétrodollars perdent en importance. Le yuan est en train de s’internationaliser; il y a un marché de la dette internationale en yuan. A Hong Kong la 2e monnaie officielle est le yuan et Hong Kong est en train d’être aspirée dans l’orbite chinoise. Conséquence : la demande mondiale de dollars va chuter rapidement. On va le voir dans les chiffres de la banque des règlements internationaux, dans les transactions, le dollar ne sera plus la monnaie centrale de transaction, différentes monnaies émergentes vont pouvoir être converties l’une à l’autre sans passer par le dollar. Par exemple le pesos colombien doit passer par le dollar pour devenir du bath thaïlandais et le dollar va sortir de çà; le dollar ne va plus être la monnaie centrale de l’investissement; des investisseurs veulent que l’or soit coté en euros, c’est déjà le cas, on a commencé à coter et offrir des futures sur l’énergie en euros sur le Chicago Market Exchange, donc le dollar va perdre en importance en tant que monnaie de transaction, que monnaie de commerce international, que monnaie d’investissement et forcément en tant que monnaie de réserve (…) le dollar ne sera plus imprimé dans des quantités aussi phénoménales qu’actuellement ; on court vraiment le risque d’un effondrement de sa valeur, il est surévalué, il est la plus grande bulle spéculative de tous les temps ; il n’y a aucun doute là-dessus, même en ayant chuté comme il a chuté il est encore surévalué; la dette en dollar est la dette la plus risquée au monde parce que l’ordre du dollar est en train de s’effondrer, ça ne va pas arriver comme çà, il y a bien sûr des négociations entre Washington et Ryad, et entre Washington et Pékin, personne ne va lâcher le dollar comme çà mais le G20 et, à l’intérieur du G20, les BRICS et, à l’intérieur des BRICS, la Chine, la Russie et le Brésil sont extrêmement déterminés à créer un nouveau système monétaire international ; ils y travaillent déjà ; le yuan est en train d’être préparé pour devenir LA monnaie de réserve internationale en 2030, le président chinois l’a dit à la veille de son voyage en janvier 2011 à la Maison Blanche. 2030 est une date diplomatique car la Chine supplantera les USA avant ; un crack de la dette souveraine américaine va accélérer tout çà. Aujourd’hui, avec les moyens technologiques dont on dispose, un nouveau système monétaire peut être monté en 48h00. Donc le bon plan aujourd’hui, c’est d’acheter du yuan ! et des métaux précieux, ce n’est pas une bulle c’est une hausse pour moi structurelle, même s’ils corrigent de temps en temps, leur hausse est structurelle parce que les banques centrales des pays émergents vont continuer d’en accumuler, parce qu’on est dans un étiolement des monnaies papiers occidentales, et surtout du dollar qui est la monnaie qui métastase tout le système financier international. Si le dollar ne vaut plus rien, la première conséquence sera pour les USA, une hyperinflation aux proportions apocalyptiques qui devra céder la place à autre chose. Tous les empires ont cédé à la tentation de la planche à billets et ça s’est toujours terminé de la même façon, ça ne sera pas différent, ça ne sera pas un Happy End hollywoodien (…). On est allé beaucoup trop loin. En 1​2 ans, les USA ont imprimés plus de dollars qu’en 22​8 ans, personne ne s’en rend compte, on croit que c’est normal".

  25. j’ai acquis des mercialys à 15.9€ cette semaine pour étoffer mes foncières….
    je surveille la tendance pour m’alléger sur certaines valeurs (soit YPF soit KWG ou carrefour) pour ‘balancer’ mes moins values…..
    depuis des mois je suis sur 1 plateau= les + values des actions sont contrebalancées par les – values sur les métaux ou FCP or….

  26. Un extrait d’article encore très pessimiste sur l’or… objectif 700$ voire pourquoi pas 300 ou 400$ pendant qu’on y est, qui dit mieux ?
    http://www.forum-monetaire.com/
    Compte tenu de ce qui vient d’être écrit ci-dessus, en particulier sur la déflation, nous considérons que tout investisseur qui n’arbitre pas son portefeuille d’actions US, ou pire continue d’en acheter, avec le DJIA au dessus de 16.000 prend un risque insensé, alors que graphiquement l’extension maximale possible du DJIA a déjà été atteinte et que les attentes de croissance économique mondiale sont en constante diminution. Idem pour tout investisseur qui n’arbitre pas ses avoirs en or, alors que tout indique que le métal jaune est entré dans un cycle de baisse de plusieurs années qui pourrait le faire chuter vers 850 et même vers 700 USD/oz.

  27. Serait ce possible de savoir dans quelle ville vous envisagez votre achat immobilier? avec un financement par une banque française ou une banque allemande? merci par avance. alexis.

  28. Bonjour,

    Quelque fois il peut s’avérer judicieux de ne pas jurer que par le rendement lors d’un investissement immobilier.

    Attention je ne dis pas d’en faire abstraction évidemment !

    Néanmoins certains investissements permettent de réduire ses impôts, entre autre sur les revenus foncier perçus ou encore de profiter du remboursement de la TVA de son bien. Bien évidemment ces dispositifs fiscaux incombent de respecter certaines conditions néanmoins je pense qu’il est important de prendre en considération ces lois fiscales dans sa stratégie d’investissement !

    KACIUS

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