La disparition programmée des créanciers obligataires

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Faisons un peu de politique fiction cette semaine.

Un constat, l’inflation n’augmente pas

On ne peut que constater les résultats mitigés du Quantitative Easing sur les chiffres de l’inflation alors que la masse monétaire a explosé depuis huit ans.

Il y a plusieurs explications à cela :

  • La Chine a créé d’énormes surcapacités de production pour lutter contre la crise de 2008.
  • Les pays producteurs de matières premières ont développé avant 2008 d’importantes capacités qui ne se résorbent que très lentement avec le temps.
  • La rupture technologique du fracking crée une quantité considérable d’énergie bon marché mise à disposition des acteurs économiques.
  • Aux État-Unis et bientôt en Europe, l’uberisation des emplois dans un monde de plus en plus numérique a des effets déflationnistes sur les salaires.
  • Dans de très nombreux pays, les populations vieillissent, réduisant le dynamisme économique.

Les prix restent donc sous pression à la baisse.

La Chine vient de prendre la décision de mettre en place une certaine forme de monétisation en donnant la possibilité aux banques de transférer leurs dettes douteuses d’entreprises au gouvernement ou à la banque centrale, en échange d’une participation. Cela signifie que la banque centrale et l’état chinois créent une bad bank, ce qui revient à mettre en place un équivalent du programme TARP américain.

Cette initiative témoigne tout d’abord du mauvais état de la situation économique chinoise. Elle signifie aussi que les banques vont disposer de liquidités importantes pour relancer le crédit et créer de nouvelles capacités. Ce type de relance ne peut qu’aggraver le problème de fond des surcapacités en terme de produits manufacturés ou de logements. Il n’est d’ailleurs pas certain que la manœuvre fonctionne. L’eau et âne qui n’a pas soif, refrain connu !

Cela implique enfin que les institutions monétaires et politiques chinoises vont se retrouver à nouveau en haut de bilan des entreprises. Il s’agit d’une entorse importante au néo capitaliste de l’empire du milieu.

Nous orientons nous vers une nouvelle crise économique majeure et quelle est sa solution ?

La Chine, si elle peut rebondir avec les dernières mesures prises, pourrait à terme, nous l’avons vu, aggraver la crise de l’offre alors que la demande mondiale chuterait et ne viendrait plus alimenter son modèle économique exportateur. L’Europe, sans vraie direction politique et toujours empêtrée dans la crise des migrants, pourrait replonger rapidement dans la déflation monétaire. Fait inquiétant supplémentaire, les États-Unis pourrait atteindre une période critique de leur cycle de croissance. Dans le même temps, les dettes souveraines et privées continuent de peser sur le développement économique, et la charge de ces dettes pourrait rapidement devenir insupportable en cas de hausse des taux.

La question se pose désormais. En cas d’aggravation de la situation, les décideurs politiques seraient-ils prêts à saisir toute idée nouvelle pour éviter une déflation létale pour le système bancaire, l’octroi de crédit et la situation économique en général ?

Dans les faits, aucun décideur ne s’est vraiment opposé au Quantitative Easing lors de la crise de 2008 alors qu’il s’agissait d’une solution pour le moins anti-conventionnelle. Quelques voix monétaristes et catastrophistes se sont élevées mais leur crédibilité était quasi nulle puisque leur seule proposition alternative était l’effondrement du système bancaire et l’apocalypse économique. Il faut noter que les populations à l’époque n’ont vraiment pas mesuré les risques économiques majeurs que nous avons courus et n’ont pas vraiment compris les enjeux des solutions engagées.

L’ingénierie financière s’est depuis développée de façon considérable et les banques centrales rivalisent désormais de créativité en inventant les TARP, MES, LTRO et autres SWIFT.

J’ai tendance à croire que les banques centrales iraient beaucoup plus loin en cas d’aggravation de l’hyper-endettement. Elles n’hésiteraient pas à inventer de nouveaux moyens pour parvenir à créer suffisamment d’inflation et faire baisser la dette.

Le constat est simple, le Quantitative Easing crée une valorisation des actifs mais il ne génère pas assez d’inflation des prix. Durant les huit dernières années post crise, l’endettement s’est aggravé et les taux d’intérêt sont bloqués au plancher sur toutes les maturités. Il est donc possible que nous soyons déjà en situation de secular stagnation.

Si l’inflation ne se développe pas, le système de la monétisation de la dette va atteindre ses limites car la quantité d’actifs à acheter par les banques centrales n’est pas infini. Comment qualifier un système économique dans lequel les banques centrales détiendraient toutes les dettes publiques et privées de la planète ?

Vers une allocation universelle temporaire ?

Je vais vous faire une confidence. Je pense que si l’inflation ne se développe pas et que la dette mondiale continue à croitre, il n’est pas invraisemblable d’imaginer qu’une des prochaines salves d’inflation monétaire serait une allocation directement donnée aux consommateurs. Elle pourrait reprendre l’allocation universelle prônée par certains libéraux pour d’autres raisons. Ce serait la mise en œuvre de la théorie de l’hélicoptère développée par Ben Bernanke et reformulée tout récemment par Ray Dalio. Notez qu’on parle de plus en plus de ce type allocation dans les médias et ce n’est pas un hasard. Pour être plus prosaïque, ce n’est pas l’envie de consommer qui manque, c’est l’argent dans la poche des gens.

En y réfléchissant bien, cette évolution a un certain sens. Si la dette croit, le service de la dette augmente et les budgets souverains sont amputés en proportion du niveau des taux d’intérêts. Pour maintenir les taux bas sur la portion longue de la courbe, les banques centrales achètent aujourd’hui des obligations et font déjà une énorme entorse au jeu du marché. Sans ces mesures non conventionnelles, nous aurions probablement déjà connu un krach obligataire majeur et une crise économique sans précédent. Cette distorsion des échanges des titres de créances fait monter le prix des actions et des obligations mais détruit tout retour sur investissement et nuit à la croissance.

Créer une allocation universelle destinée aux populations et financée par les banques centrales reviendrait à fabriquer collectivement de la fausse monnaie et à le justifier par l’épouvantail d’une dépression majeure. Si l’argent créé profitait à toute la planète avec des pondérations sur le niveau de vie, il pourrait y avoir un consensus. Qui en effet refuserait de recevoir de l’argent, même si cet argent se déprécie en monnaie constante dans la dilution monétaire ? Qui des décideurs politiques se rebifferait alors que tous les pays industrialisés sont désormais surendettés, mis à part le Canada et l’Australie ? Ces derniers n’ont de toute façon aucun intérêt à ce que l’économie mondiale s’effondre puisqu’ils sont parmi les plus gros fournisseurs de matières premières. On peut imaginer que pour faire accepter par tous le mécanisme d’une allocation universelle, le FMI pourrait à terme intervenir en super banque centrale via les droits de tirage spéciaux pour répartir la manne monétaire en fonction des PIB.

Ce système serait en tout cas bien meilleur que l’achat de titres par les banques centrales sur le marché primaire. Ce dernier encouragerait les états à financer des projets parfois sans intérêt et à augmenter d’avantage leur endettement en valeur faciale.

L’intérêt d’une allocation universelle est que la création monétaire produirait directement l’inflation des prix sans augmenter la dette puisque l’élargissement de la masse monétaire déprécierait la monnaie en maintenant le bilan des banques centrales à son niveau en monnaie constante.

Cela produirait une sorte de « reset » économique sur les dettes qui aurait pour objectif d’éviter les phénomènes sociaux et pourquoi pas les guerres qui ont maculé l’histoire à chaque crise économique majeure. Les victimes de ce scénario seraient les créanciers obligataires dont l’assassinat est de toute façon programmé. La doxa plus ou moins marxiste européenne et les populations du monde entier en train de sombrer dans le Trump-populisme ne les pleureraient pas. Notons que la monétisation actuelle a pour même objectif de tuer la dette et ses créanciers, mais à petit feu, au rythme de 2 % et avec des méthodes plus acceptables sur le plan de la production de monnaie.

Les populations ne sont cependant pas conscientes qu’elles sont les propriétaires majoritaires du capital mondial via les caisses de retraites et l’épargne. Les compagnies d’assurance vie subiraient une décollecte massive et il est probable que les états décideraient un blocage ou une limitation des retraits. La conséquence immédiate serait un appauvrissement de l’épargne basée sur la dette obligataire et une diminution des allocations retraites des caisses dont la gestion serait trop orientée sur les titres de créances. Cette baisse des allocations serait compensée par la manne universelle de fausse monnaie dont le débit serait contrôlé par les banques centrales et le FMI pour maintenir l’inflation à un niveau suffisant pour faire baisser l’endettement mondial. Il est à peu près certain que ce type de reflation augmenterait les prix puis les salaires car l’argent irait directement chez le consommateur.en augmentant la vélocité monétaire. Le risque à courir serait que l’inflation devienne incontrôlable. Mais dans ce cas, les dettes disparaitraient encore plus vite et les banques centrales auraient la prétention de pouvoir la contrôler en maitrisant les flux de distribution.

L’autre défaut de ce scénario de politique fiction est que l’allocation universelle pourrait rapidement dériver vers un système collectiviste dans lequel les institutions fourniraient un revenu minimum à tout le monde démotivant ainsi une bonne partie des acteurs économiques. Il faudrait donc qu’il s’agisse d’un choc inflationniste unique, temporaire et lentement régressif pour déprécier suffisamment la monnaie et enclencher une hausse des prix et des salaires bien contrôlées.

Mais ce n’est que de la politique fiction …

Bonne semaine !

Copyright 2015 Jean Christophe Bataille. Reproduction interdite

124 réflexions au sujet de « La disparition programmée des créanciers obligataires »

  1. Cher JC Bataille, lecteur anonyme assidu de vos blogs depuis 4 ou 5 ans, je baisse mon chapeau ce jour devant la grande clartė et maitrise de votre analyse globale. Merci. En esperant continuer de vous lire de tems en temps – conscient et respectueux de votre arbitrage perso vers Krechendo. A ce propos dailleurs, je souhaite evoquer ma situation :
    – envie de m investir sur l offre Krechendo
    – mais frein #1: degouté du regime fiscal confiscatoire a la francaise
    – frein #2 : appeuré par la concurrence inegalable voire deloyale du « robot trading »
    @ vous lire. Merci et amicalement.

    • Bonjour yjc
      Il ne faut pas penser à l’impot tant qu’on ne gagne pas régulièrement et ce n’est pas facile. Les solutions existent ensuite avec la création d’une société si des gains importants sont au rendez vous.
      Les robots de trading ne me gènent pas car je trade en swing ce qui élimine la volatilité créée par les logiciels algorithmiques.
      Il faut se mettre au trading si on aime ça. C’est essentiel.

  2. Salut TLM

    Je crains malheureusement que ce ne soit pas si politique fiction que cela :-))

    Par contre des bons d’achat à date de péremption, sorte de monnaie parallèle, seraient préférables à des vrais sous pour éviter toute thésaurisation.

    Après il faut gérer le dentifrice qui est sorti du tube…

  3. Bonsoir tout le monde
    Mille mercis Jean-Christophe pour cette prospective succulante.
    Une question cependant sur la hausse des salaires (ne suis pas très fort en éco): est-ce que cette hausse est mécaniquement automatique lorsqu’il y a inflation des prix? Si l’emploi est aussi un marché d’offre et de demande, l’augmentation du prix du travail c’est-à-dire le salaire, ne se fait-il pas justement par l’offre et la demande c’est-à-dire si les compétences rémunérées se font rares (nous regorgeons de surdiplomes et de main d’œuvre en tous genres)? En tout cas au Japon l’augmentation des salaires par pression politique n’a pas eu lieu.
    Dans ce contexte quel serait la place de l’or si tout le monde est assuré d’avoir de quoi vivre? Cette manne généralisée distribuér par le FMI ou autres systèmes impliquerait certainement une convergence monétaire, dont le premier pas serait la parité Euro Dollar voire même la création d’une seule monnaie. Ceci serait rendu possible par la nécessité de faire face au risques similaires qui guettent les sociétés occidentales vieillissantes des 2 côtés de l’atlantique ( +Japon + Chine) : risques obligataires, risques sociaux d’ampleur, crise des migrants, terrorisme. Il y a de nombreux chantres du gouvernement mondial… On risque d y arriver non par idéologie politique mais par pragmatisme économique…
    Tout ça ne nous rend pas le trading facile. Incertitude et volatilité sont notre pain quotidien pour les prochains semestres…

  4. merci JCB :)
    j’ai le même résonnement que toi à 100%… sauf deux ou trois truc qui change tout, comme la notion de taille humaine des peuples pour comprendre ou ils habitent encore, la perte d’identité, la séparation des peuples en trois catégories (les pauvres, les classes moyennes et les nantis) qui vont aller au clash direct… ça commence depuis un moment d’ailleurs.

    par contre je n’avais pas pensé au revenu universel pour l’inflation !! pourquoi pas… hormis le bobo gaucho qui est contre la réussite personnel et ne vie que sur l’argent qu’il peut piquer aux autres… temps qu’ils en ont LOL
    mais ceux là ne m’inquiète pas, ils retourneront leur veste aussi vite des qu’ils auront compris qu’on leur pique leur frics aussi… ils ont toujours fait ça dans l’histoire LOL

    bref, c’est pas sujet du blog

    par contre, que va t’il se passer au niveau trading ????
    quand je vois (je viens d’avoir 50 ans) ce que c’est aujourd’hui.
    il y a 30 ans je lisais les bouquin d’arthur clark comme de la science fiction… et aujourd’hui suis connecté 24/24 et je scalp le forex direct ecn en jouant sur le spread, retracement, volume profil, etc…
    tout ça pour dire que la notion de vitesse c’est hallucinant… comment seront les marchés dans 5 ans ? quels outils auront nous ? seront nous toujours capable de s’adapter voir comprendre à minima le bouzin ?

    par contre les générations qui n’arriveront pas à suivre, c’est déjà le cas, ça va être un carnage et vont forcement se rebeller… et ils auront raisons… et ceux qui arrivent à suivre aussi… normal pour ces derniers, se sont devenu des experts quelques part… mais on ne leurs laissera rien gagné…

    ça puire… dommage… on avait en France tout tout tout pour réussir… mais on a vendu nos frontières, notre monnaie, notre religion, notre histoire, notre souveraineté… perso je pense que l’on n’existe plus… on est sous tutelle officiellement depuis longtemps…
    mais j’ai fois en nos jeunes… ils m »impressionne de lucidité quelque part.
    ce qui me gonfle profondément c’est que dans une grosse partie de la population, les plus démuni et ceux qui basculent dedans, ben ça commence à être un carnage… et tout le monde s’en fout… :(

    aller… haut les cœurs.
    dans 5 ans on tradera allongé sur une chaise avec des capteurs sensoriel sur tout le corps, des lunettes 3D reliées au cerveau et via réseau sociaux tous les tradeurs de la planète enverront des milliards en même temps à la nano seconde pour contrer les banques centrales et niquer leurs robots… la révolution 7.0. Ils devront tout couper pour survivre, mais en même temps les plus pauvres, toujours via réseau sociaux attaqueront les datas centeurs des banques et autre au cocktail Molotov… une réunification de toutes les classes pour un monde meilleur… du Barjavel quoi LOL

    Mais ce n’est que de la politique fiction …

  5. Bonjour à tous, info vue sur Romandie !

    Les Européens seraient contrits de voir le Royaume-Uni quitter l’Union européenne (UE), indique une étude britannique portant sur six pays. Celle-ci révèle que les Français souhaitent aussi un référendum sur le maintien ou non de la France dans l’UE.

    Dirigée par l’Université d’Edimbourg, en Ecosse, cette enquête d’opinion, publiée jeudi, a été menée en janvier et février en Allemagne, France, Suède, Espagne, Pologne et Irlande auprès d’environ 8000 personnes. La majorité d’entre elles espère que leur voisin restera dans l’UE à l’issue du référendum sur la question qui aura lieu le 23 juin prochain au Royaume-Uni.

    Selon cette étude, les Français souhaitent majoritairement (53%) l’organisation d’un référendum sur la place de leur pays dans l’UE, calqué sur le modèle du référendum britannique. En revanche, « il semble que le résultat pencherait fortement en faveur de l’UE en Allemagne, en Pologne, en Espagne et en Irlande », indique l’étude.

    Les Français sont aussi les moins nombreux (40%) à penser du bien de l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE, 20% ayant même une mauvaise opinion du rôle britannique. Les Espagnols sont les plus fervents partisans du maintien de Londres dans le giron européen (81% pour), suivis par les Polonais (80%), l’Irlande (79%) et l’Allemagne (73%).

  6. Vous parlez de fiction…., me voila rassuré, des frissons d’angoisses commençaient à me parcourir l’échine à l’évocation de ce « revenu universel ». j’entend votre « éloge » de se modèle économique qui saura nous prémunir de cette infâme déflation, sur le ton de l’ironie, voir du sarcasme. Il ne saurait en être autrement tant l’idée est absurde.

    • Cette idée est défendue par des personnes de droite comme de gauche, la grosse différence porte sur les modalités et la finalité de cette aide, la terminologie à également toute son importance, allant du revenu universel à l’impôt négatif ( des différences existent quand même entre les 2 modèles)

  7. Bonsoir,
    Je penche plutôt en ce moment vers une hausse de l’inflation qui va commencer aux US et sera peut-être plus rapide que prévue. Plusieurs articles intéressants dans the économist de cette semaine sur la politique monétaire chinoise, les shales OIL us et les prochaines hausses de taux aux US. Trois éléments fortement liés…attention aux leviers avant Yellen cette semaine.

  8. Bonsoir Payback,
    J’ai lu l’article de The economist après ton post. Ils sont effectivement plutôt optimistes sur l’inflation US à cause des bonnes stats sur l’emploi. Attention toutefois à l’uberisation de l’économie et la déflation importée de Chine. Il suffit que le yuan plonge … Pour l’instant les chiffres de l’inflation sont trop bas aux US et l’Amérique est en croissance depuis plus de 7 ans. Les marchés n’anticipent pas de hausse des taux avant juillet et il peut se passer beaucoup de chose d’ici là. Je ne suis pas certain que cela sera aussi simple mais le scenario rose est aussi possible. Je ne prends pas parti sur ce sujet dans mon article mais je dis que si l’Amérique échoue, les choses vont devenir très complexes et on risque vraiment de rentrer dans la science fiction. Si tu crois au scénario rose, sors vite de tes longs gold. L’or va replonger dans ce cas.

  9. si l’inflation ne repart pas « naturellement » la seule solution restante sera effectivement par la distribution directe de cash aux consommateurs. Pourquoi pas une allocation universelle européenne effectivement! Ou des baisses d’impôts liés à la consommation et dirigées par la BCE? Ça paraît quand même difficile à mettre en place en Europe. Les US y arriveront mais l’Europe explosera. Restons optimistes, les Chinois sont en train de couper leur capacités de production, le pétrole remonte, l’inflation va repartir.

  10. les indices (fra40, ger30, jpn225, spx500 …) sont en train de travailler la partie haute de leur kumo en D1, pour certains le franchissement à la hausse est déjà fait, et pour la lagging span également.

  11. Bonjour à tous,
    point marché/swissquote : Les marchés des changes sont calmes en ce lundi, les cambistes se préparant à une semaine chargée. La Réserve fédérale sera au centre de l’attention mercredi, quand sa présidente livrera la dernière évaluation de l’économie américaine. Le marché a déjà exclu une hausse des taux en mars, mais scrutera le discours de Janet Yellen à la loupe pour essayer de prévoir le prochain geste de la Fed dans cet environnement volatil. Une chose est sûre, Mme Yellen devra choisir ses mots avec soin, car les traders se tiendront prêts à vendre au premier signe négatif. Dans le sillage de la réunion tenue la semaine dernière par la BCE, l’EUR/USD s’est stabilisé autour du niveau des 1.1150, après avoir buté sur la résistance des 1.1165-1.12 (Fibonacci à 61.8% de la dépréciation de février-mars et seuil psychologique). Un communiqué accommodant de Mme Yellen pourrait pousser le cross à la hausse. La prochaine résistance se tient à 1.1376 (plus haut du 11 février).

    La Banque du Japon occupera le devant de la scène lors de son rendez-vous de politique monétaire prévu mardi. C’est sa première réunion depuis que le gouverneur Haruhiko Kuroda a abaissé les taux en territoire négatif en janvier. La BoJ devrait maintenir le statu quo, et répéter que l’économie nipponne est revenue sur les rails et que l’objectif d’inflation de 2% sera atteint à mi-2017. Nous n’anticipons pas de nouvelle réduction des taux, car la banque centrale aura besoin de temps pour évaluer l’effet des taux négatifs sur l’économie du pays. L’USD/JPY a consolidé entre 112.16 et 114.87 dans la perspective de la réunion de la BoJ. Il restera sans doute en consolidation à l’approche du verdict.

    La Banque d’Angleterre et la Banque nationale suisse sont également dans la mire cette semaine. Il sera intéressant de voir comment le gouverneur Mark Carney et le président Thomas Jordan réagiront au programme de stimulation musclé lancé par leur homologue européenne. Comme mentionné la semaine dernière, nous nous attendons à ce que la BNS adopte une attitude attentiste et préfère surveiller de près le marché en se tenant prête à agir. L’EUR/CHFa défendu ses positions au-dessus des 1.0950 en raison des craintes d’une intervention de la BNS. Au Royaume-Uni, on anticipe également un statu quo de la BoE, puisque les taux ne devraient pas être relevés avant fin 2016 au plus tôt. En Asie, le GBP/USD a piétiné autour des 1.4380, mais a commencé à se replier à l’ouverture des échanges européens. Nous pensons toutefois que le biais reste haussier, le cross étant toujours considéré comme sous-apprécié.

    Emmenée par Wall Street, l’Asie boursière s’est affichée dans le vert cette nuit. En Chine continentale, les Shanghai et Shenzhen Composites ont gagné 1.75% et 3.56% respectivement. Au Japon, le Nikkei s’est adjugé1.74%, tandis qu’à Hong Kong, le Hang Seng a grimpé de 1.17%. En Europe, les futures pointent vers une ouverture en hausse d’environ 1%.

    Le calendrier du jour nous réserve le total des dépôts à vue en Suisse ; la production industrielle de la zone euro ; l’IPC indien ; la balance commerciale hebdomadaire brésilienne.

    • Bonjour,
      il n’y aura pas de récession aux US cette année sauf Blackswan.
      En attendant le marché achète du dollar…toutes mes positions sont dans le rouge.

  12. Les institutionels vendent l’or. Ca ne veut pas dire qu’ils ont raison. Réponse sur les Retail et CPI US

  13. Pour info, les US sont passés en heure d’été. Donc au lieu de clôturer à 22h, les US clôturent à 21h pendant 2 semaines.

  14. pris mes pertes sur positions longues USD….les configurations graphiques H1 de AUDUSD, NZDUSD montre encore un potentiel de baisse + gouverneur NZD qui parle ce soir et minutes RBA cette nuit.

  15. Les taux nominaux qui deviennent négatifs, n’est-ce pas un soutien solide pour l’or ?
    Mieux vaut avoir du gold physique qui ne coûte (presque) rien plutôt que de placer ses liquidités à taux négatif, non ?

  16. Bonjour à tous de retour malheureusement je n’ai pas pu traiter. Je suis toujours en marche et sans conviction sur aucun sous-jacent que c’est dur d’être patient.

  17. Bonjour JCB

    Merci pour cet article qui donne un point de vue sur la situation économique actuelle et les risques potentiels sur le patrimoine financier.

    Je ne crois pas à une disparition programmée des créanciers obligataires et tout particulièrement sur les dettes souveraines.
    Par contre je pense que les rendements des produits financiers « non risqués et sécurisés » majeurs ( assurance vie en € ,livret A,LDD, livrets d’épargne bancaires rémunérés, compte à terme,PEL,.. )vont tendre vers 0 mais seront toujours supérieurs au taux d’inflation qui est à 0 voire négatif.
    En 2008 ,L.A sur son blog TropicalBear voyait déjà un krack obligataire et une perte en capital sur les AV qui ne se sont pas produits.
    Le taux des A.V était de 4,5 % en moyenne avec une inflation à 2 %.
    Aujourd’hui les taux sont à 2,5 % avec une inflation à 0,5 %.

    Le niveau d’endettement des pays européens est peu élevé par rapport à un pays comme le Japon dont la dette est de 250% de son PIB.
    Cet endettement de l’état japonais s’est développé après la crise de 1990 qui a vu son économie entrer dans une période de stagnation de l’inflation et de la croissance autour de 0% .
    Cela fait plus de 20 ans que ça dure.
    Cet endettement de l’état japonais s’est réalisé suite aux quantitative easings de la BoJ.
    Ce phénomène économique est souvent appelé japonisation de l’économie qu’on peut associer à 3 phénomènes :
    – la mondialisation de l’économie et la libération totale des échanges
    – l’arrivée sur le marché de pays émergents ,et tout particulièrement la Chine, avec une politique de l’offre particulièrement agressive et une baisse des coûts des produits.
    – un taux d’épargne japonais très élevé lié à une population vieillissante.

    l’UE s’oriente vers une japonisation de son économie avec un inflation proche de 0, un taux de croissance très faible, une augmentation de son endettement grâce aux QE la BCE qui , de plus, permet une diminution des taux d’emprunt et de la charge de la dette.
    Les taux d’emprunt des 2 pays majeurs de l’UE ( Allemagne et France) sont maintenant négatifs avec un niveau d’épargne élevé.
    Les dettes souveraines de l’Allemagne,France, sont des valeurs refuge.Idem pour le Japon.
    Les QE permettent d’acheter du temps afin que les pays en difficulté puissent ajuster leur niveau de compétitivité (investissement ,réorganisation du marché du travail, code du travail,smic,charges salariales, tva sociales,adéquation éducation/besoin du marché de l’emploi, retraite ) et leur évitent d’être étranglé par les taux.L’Allemagne , grace à Schroder , est en avance sur la France.
    Les pays de l’UE se réorganisent progressivement.Voir l’Espagne.
    Il y a encore beaucoup de marge pour les QE de la BCE.
    Pour rappel , lors des QE suite à la crise bancaire , le bilan de la BCE avait atteint 3000 Mds € en 2012 .
    En février 2015 il était de 2167 Mds € après le remboursement anticipé des banques.

  18. Bonjour Le Bigourdan,

    La BCE ne partage pas ton optimisme. L’inquiétude majeure des gouverneurs est le basculement vers la déflation. Or le QE s’avère incapable de faire monter suffisamment les CPI. La situation du japon est inquiétante. Je garde à l’esprit l’hypothèse qu’en cas d’échec des QE successifs les banques centrales iront beaucoup plus loin. J’ai toujours défendu l’idée en particulier à l’époque de tropical bear que les banques centrales ne laisseraient jamais la déflation s’installer. La rupture technologique des shales énergies est venue modifier les perspectives d’inflation de l’époque mais la donne reste identique. Je note que les seuls pays qui ont pu tirer leur épingle du jeu sont les USA et la Grande Bretagne qui sont les seuls a avoir lancé un QE suffisamment tôt. Le QE est tout simplement peu efficace lorsqu’il est lancé trop tard. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé au Japon et ce qui est en train de se produire en Europe.

    • Chez les anglo-saxons le QE à permit dans un premier temps de sauver le système… donc c’est et pas le choix quelque part.
      Par contre chez les anglo-saxons le QE permet de dynamiser (pour faire simple) l’argent sain, gagné, investi.
      Par contre pour l’europe c’est complètement le contraire (excepté Allemagne), on fait du QE mais sur de l’argent non gagné, sur des fonctionnaires, des dépenses publics… les masses monétaire Europe-US de M1-M3 sont inversement proportionnel dans ces deux continents.
      Mème méthode avec le QE mais dans deux cas complètement opposé.
      Aors il est là le bug… surtout cher nous :(
      parlé de QE tout seul ne suffit pas, trop simpliste, le diable est dans le détail comme dirait l’autre.

      et parlé inflation-déflation, c’est un faux débat, on aura les deux :
      – déflation sur les rentes, le prix des monnaies, immo, bien durable, retraite, placement, etc…
      – hyper inflation sur l’indispensable : énergie, école, médecine, etc…

      enfin c’est ce que j’ai compris du bouzin !

  19. « et parlé inflation-déflation, c’est un faux débat, on aura les deux :
    – déflation sur les rentes, le prix des monnaies, immo, bien durable, retraite, placement, etc…
    – hyper inflation sur l’indispensable : énergie, école, médecine, etc… »

    Le prix des monnaies n’a rien à faire là mais effectivement la structuration des prix s’est modifiées avec le temps. Il reste que parler d’inflation ou de déflation n’est pas un faux débat. C’est un enjeu majeur de politique monétaire.

  20. Bonjour,
    Intéressants commentaires mais ça ne fait pas progresser les comptes trading :-)
    En drawback depuis 2 semaines, ce n’est pas bon pour le moral!
    J’ai repris un peu de long audnzd ce matin. La paire restera peut-être un peu à l’abri des turbulences à venir sur Usd. Suis aussi de nouveau en short UK100 depuis hier soir et je surveille audusd et nzdusd.

  21. Le fores continue à jouer une FED Hawkish.
    Draghi a donné sa dose aux marchés pour permettre à yellen d’annoncer une deuxième hausse de taux imminente? Les cpi de demain vont être déterminants.

  22. Bonjour à tous,
    Swissquote : Brèves marché

    Comme attendu, la Banque du Japon a maintenu son principal taux directeur à -0.1%, pour laisser au marché le temps de s’adapter aux taux d’intérêt négatifs. Toutefois, l’absence de pressions inflationnistes laisse penser que la BoJ n’aura d’autre choix que de procéder à un nouvel assouplissement pour tenter de raviver les perspectives d’inflation. Le yen a réagi positivement à l’annonce du statu quo. L’USD/JPY s’est replié à 113.30 après avoir oscillé entre 114.14 et 113.22. Le support et la résistance les plus proches se situent à 112.16 et 114.87 respectivement. Du côté du marché actions, le Nikkei a lâché 0.68%, et le Topix plus large 0.57%.

    Le léger mouvement de vente ne s’est pas limité au Japon. Les autres places asiatiques ont également évolué en territoire négatif. Le Hang Seng de Hong Kong a reculé de 0.64%. En Chine continentale, le Shenzhen Composite a glissé de 0.93%, mais Shanghai a grappillé 0.17%. La Bourse de Corée du Sud a cédé 0.12%. Le Taiex taïwanais a perdu 1.56% et le Sensex indien 0.75%. Cette petite correction nous paraît nécessaire, surtout compte tenu de vif rebond des jours précédents.

    Dans le secteur des matières premières, les investisseurs ne sont pas d’humeur rieuse, car ils commencent à se demander si le redressement massif entamé en janvier n’est pas sur le point de s’interrompre. D’après les rumeurs, les cours actuels des produits de base, allant du cuivre au pétrole, ne sont pas justifiés par la demande et ils vont donc s’ajuster à la baisse. Cette nuit, le contrat à terme sur le minerai de fer sur la Bourse de Dalian – pour livraison en mai – a reculé de 3.34% à 419.50 yuans/tonnes métriques. Les futures sur le cuivre ont chuté de 1.10%, l’aluminium a baissé de 0.53% et le WTI a glissé de 1.26%.

    Par conséquent, les monnaies matières premières subissaient des dégagements ce matin. Le dollar canadien a cédé 0.69% face au billet vert, le WTI étant revenu à $36.70 le baril. Le dollar australien a également fait l’objet de ventes croissantes après la baisse du minerai de fer et du brut. L’AUD/USD a reflué à 0.7470, en recul de plus de 1% depuis lundi. L’aussie trouvera une zone de support à environ $0.74 (seuil psychologique). A la hausse, une résistance se tient à 0.7594 (plus haut du 14 mars), puis à 0.7849 (plus haut du 15 janvier).

    L’EUR/USD piétinait autour des 1.11 dans l’attente des ventes de détail et de l’IPP de février, qui seront publiés dans l’après-midi et sont tous deux anticipés en contraction de 0.2% m/m. Le marché est relativement baissier sur le dollar, aussi une bonne lecture de ces deux indicateurs pourrait revigorer le billet vert.

    Aujourd’hui, les traders suivront les IPC suédois et italien ; les ventes de détail, l’IPP et l’indice Empire State aux Etats-Unis

    • merci Patrick, excellentes ces syntheses
      tjs sur mon short eur usd (mais j ai eu chaud)

  23. hello
    perso j’ai pyramidé des shorts, pas par conviction économique ou autre mais pour des raisons technique depuis vendredi.
    je les garde pour les stats une chance sur deux.
    mais normalement la FED ne remontera pas ses taux car la BCE a baissé les siens
    ils diront juste que tout s’améliore et qu’ils pourront faire des hausses graduelles et mesurées si ça continue ainsi
    à priori la FED va faire monter le marché, jusqu’où et combien de temps ?

    cela devrait faire monter l’euro un peu dans un premier temps puis repartir à la baisse je suppose ?
    bref, je garde quand même, pas me prendre la tête sur ce coup là, j’ai déjà pris pleins de scalps… on verra bien…
    http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=707720Capture.png

    • mon retour perso pour construire des swings euro (depuis 6 mois en gros) en pyramidant (faut bien s’occuper vu que l’on passe son temps à attendre en swing) :
      – j’arrive à construire des pyramidages comme cela en gros une fois par mois
      – le meilleurs moment pour mois c’est la deuxième quinzaine du mois, résultat médiocre quand j’essaie de construire la première semaine surtout
      – le 15mn est une très très bonne ut pour entrer les trades avec le moins de risque (je mets une alerte sonore QUAND mes indics ENTRE en sur achat/vente… ça permet de faire autre chose en bourse sans resté scotché pour rien, j’interviens quand ça sonne, sinon UT de travail : daily – 4H – 1H – 15mn c’est bon
      – c’est l’adr sur 10 période le plus efficace pour cadrer la volatilité (par ex à l’instant je sais qu’il reste encore 50 pips à faire à la louche en intra… mais cela ne donne pas le sens)
      – très très important, l’ouverture le dimanche à minuit, c’est souvent des super entrés pour la semaine
      – je ne sais jamais quand tout soldé… gros gros point faible de mes swings, à bosser absolument
      – mon scalping est aussi rentable que mes swings… mais swing plus facile, par contre si on part en tendance daily sur 1 mois par ex… là mes swings sont beaucoup plus rentable que mes scalps… mais c’est pas souvent
      – super difficile de savoir quand on quitte un range pour entrer en tendance… mon scalping me permet de soulager ce problème
      – indics indispensables pour moi : bolls, SMA, STPMT, Volume Profile… indic de volatilité comme l’adr (mais ce n’est pas encore parfait niveau réglage, je cherche encore).
      – 3 zones de trading complètement différentes en intra : matin, midi, soir… comme dirait la palisse :)
      les meilleurs moment pour entrer des swings le matin après 10H30 et le soir après 16H00… en gros les heures de stats. Donc deux positions par jours pour faire simple et une relative bonne moyenne je pense, plus ne sert à rien
      – zone pleins de pièges le midi, le plus difficile, donc éviter en général
      – blablabla

      voila mon petit avis vite fait… vous laisse… ça sonne LOL

  24. Tentative de break-out 0 1.13 sur AUD/NZD. M’étonnerait que ça passe au 1er coup, mais l’ETEi hebdo est formée avec inversion de tendance W1 en Ichimoku (kumo hebdo traversé)
    Objectif moyen-long terme : 1.26 (règle de la balançoire).
    En position longue depuis le 02/02/2016.

  25. Bonjour à tous,
    Swissquote : Brèves marché

    Les marchés émergents ont subi leurs pires dégagements depuis des mois, les investisseurs s’interrogeant sur la durabilité du récent rebond. En Amérique du Sud, l’Ibovespa brésilien a abandonné 3.56%, à 47,130 points, tandis qu’en Argentine, l’indice Merval a coulé de 3.74%. Sur les marchés des changes, les devises émergentes n’ont pas été épargnées et les monnaies locales ont massivement chuté. Le réal brésilien s’est affaissé de quelque 3% face au billet vert et le peso mexicain a glissé de 0.65% sur fond de repli généralisé des matières premières. Seul le peso argentin a tiré son épingle du jeu et s’est octroyé 2% contre le dollar pour revenir à 14.5220.

    Les données US publiées hier se sont révélées décevantes et ont brossé un tableau mitigée de la première économie mondiale. Les ventes de détail préliminaires ont battu le consensus, marquant une contraction de 0.1%m/m seulement, contre -0.2% attendu. Toutefois, les chiffres de janvier ont été révisés à la baisse, de +0.2%m/m à -0.4%. Autrement dit, les statistiques globales de février sont médiocres. L’IPP de février s’est établi en recul à -0.2%m/m, comme anticipé, les effets du rebond du pétrole tardant à se faire sentir. Les marchés ont cependant peu réagi à ces annonces, les traders étant déjà focalisés sur l’issue en fin de journée de la réunion du FOMC.

    Comme la plupart des intervenants, nous ne nous attendons pas à une hausse des taux de la Réserve fédérale, compte tenu de la montée des incertitudes sur la croissance mondiale. Le récent redressement des prix des matières premières ne change rien à l’affaire. Vu le récent silence des membres de la Fed, comparé à l’année passée où ils mettaient en avant la solidité de l’économie américaine toutes les semaines, nous anticipons un communiqué accommodant et la poursuite d’une stratégie attentiste. L’EUR/USD piétine entre 1.1070 et 1.1110, tandis que les traders consolident leurs positions. L’USD/JPY a grimpé à 113.65 cette nuit, en hausse de près de 0.60%, sous l’effet de la réorientation des longs vers les shorts sur le yen dans un contexte d’affaiblissement des perspectives d’inflation et de croissance au Japon.

    L’Asie boursière a évolué en ordre dispersé. Au Japon, le Nikkei a cédé 0.83%. En Chine continentale, les valeurs technologiques ont souffert, alors que le marché général s’est affiché en vert. A Taïwan, le Taiex a effacé une partie de ses lourdes pertes d’hier pour s’octroyer 1.02%. En Inde, le Sensex a glissé de 0.64%. Bangkok a reculé de 0.50%. En Europe, les futures pointent vers une ouverture en hausse, avec des indices locaux en territoire positif.

    Le menu du jour comprend les chiffres du chômage et la présentation du projet de budget au Parlement par George Osborne au Royaume-Uni ; les demandes d’hypothèques MBA, les mises en chantier de logements, les permis de construire, l’IPC, la production industrielle, l’utilisation des capacités et le verdict du FOMC sur les taux aux Etats-Unis ; les ventes manufacturières au Canada ; les ventes de détail en Afrique du Sud ; le PIB néo-zélandais.

  26. Swissquote forex news

    Etats-Unis : décision sur les taux du FOMC (par Yann Quelenn)

    Si les marchés financiers ne croient pas à l’annonce d’une hausse des taux aujourd’hui, ils intègrent la probabilité d’un relèvement avant juin.

    La récession mondiale, et notamment le ralentissement de la Chine dont les exportations ont diminué de 25% en 2015, met en lumière les difficultés de l’économie intérieure américaine. Nous pensons que l’économie des Etats-Unis est exposée à d’importants risques baissierset nous nous attendons à un affaiblissement de la demande américaine à moyen terme, ce qui vient à l’appui d’une position plus accommodante de la Fed en 2016.

    Toujours moroses, les ventes de détail sont ressorties à -0.1% en février et celles de janvier ont été révisées en forte baisse (-0.4% m/m contre 0.2% m/m).

    Le premier tour de vis monétaire n’a pas particulièrement perturbé le marché. Il est probable que la Fed continuera à laisser présager un relèvement en 2016 afin d’éviter des turbulences inutiles.

    La Fed s’est montrée accommodante lors de sa dernière réunion. Elle a abordé le sujet des taux d’intérêt négatifs et a écarté cette option, mais elle pourrait changer de position en cas d’aggravation de la récession mondiale. Nous nous attendons à un commentaire de sa part sur l’adoption des taux négatifs à travers le monde.

    L’inflation est toujours loin de l’objectif de 2% de la banque centrale. L’indice core de janvier a toutefois enregistré sa plus forte progression en environ quatre ans (+0.3%), bien que la glissade des prix de l’énergie pousse l’inflation à la baisse. Malgré tout, la Fed estime que les prix bas des matières premières sont un phénomène passager, ce qui pourrait être le cas puisque les cours du pétrole connaissent un rebond. Reste à savoir si leur amélioration se poursuivra.

    La confiance des consommateurs américains devrait s’améliorer, car le sentiment de patriotisme tend à se renforcer en période d’élections. Cela pourrait donner une nouvelle impulsion à la consommation intérieure et stimuler l’inflation, ce qui apporterait un certain soutien à une hausse des taux mais ne suffirait pas, selon nous, à déclencher un relèvement cette année.

    Le marché de l’emploi ne cesse de s’améliorer. Le taux de chômage reste bas, autour des 4.9%, malgré la faiblesse persistante du secteur manufacturier. La situation était à peu près semblable en décembre et n’a pas empêché la Fed d’enclencher le resserrement. En d’autres termes, nous estimons que le marché du travail n’est pas le moteur principal d’une hausse des taux si, bien sûr, il continue à faire preuve d’autant de résilience.

    Nouvelle-Zélande : le NZD exposé à un risque baissier (par Arnaud Masset)

    Il y a une semaine, la RBNZ a surpris en abaissant son principal taux directeur à 2.25%. Depuis, le dollar néo-zélandais n’a pas progressé, malgré le rebond qui a suivi sa forte dépréciation dans la foulée de l’annonce. Le NZD/USD est actuellement scotché autour des 0.66, les traders attendant le verdict du FOMC et la publication du PIB néo-zélandais du quatrième trimestre. L’économie est anticipée en expansion de 0.7% t/t sur le trimestre clos en décembre, contre 0.9% t/t au T3. Le taux de croissance pourrait même être inférieur au 0.7% attendu, la Nouvelle-Zélande faisant face au ralentissement de la demande mondiale, notamment en provenance de la Chine. Par ailleurs, les perspectives ne n’annoncent pas brillantes. Le groupe coopératif Fonterra a réduit ses prévisions de prix du lait à un plus bas de 9 ans, à $3.90 par kgMS, ce qui contraindra sans doute les agriculteurs à réduire le volume de production au cours de l’année à venir. Un affaiblissement du kiwi est donc plus que nécessaire pour assurer le redressement à long terme des secteurs d’exportations clés du pays. Nous pensons donc que le gouverneur Graeme Wheeler veillera à ce que le NZD reste compétitif.

     

    • Il pompe plus ou moins l’idée de JC (Inflation comme solution) dans son article et vends ses salades sous forme de «  »formation/livres » » dans son article …. Je prèfère les articles de JC perso.

  27. *FED LEAVES RATES UNCHANGED AT 0.25%-0.5% AS EXPECTED
    *FED SAYS GLOBAL ECONOMIC DEVELOPMENTS CONTINUE TO POSE RISKS
    *FED MEDIAN FORECAST IMPLIES TWO 2016 RATE HIKES VS FOUR IN DEC
    *FED: MKT-BASED INFLATION COMPENSATION MEASURES REMAIN LOW
    *FED SAYS RANGE OF DATA SHOW MORE STRENGTH IN LABOR MARKET
    *FED: ECONOMY EXPECTED TO WARRANT ONLY GRADUAL RATE INCREASES
    *FED FORECASTS SHOW SHALLOWER PACE OF RATE RISES IN 2017, 2018
    *FED: ECONOMIC ACTIVITY MODERATE DESPITE GLOBAL DEVELOPMENTS

    • Plus que 2 hausses de prévues max… le dollar en prend plein la tronche ! On comprend Draghi et son QE !

    • donc la stratégie sur l’euro se dessine… enfin
      shorter tous les grands reracements à la hausse pour construire un gros swing short en pyramidant
      ;)

  28. Bonsoir,
    Je n’ai pas pas osé appuyer à fond sur le bouton après Yellen. encore une journée en perte. Je vais réduire les leviers.
    Attention à ceux qui sont sur le AUD, un discours ce soir.

  29. Bonsoir,
    Je me marre parce hier encore Goldmann Sachs déclarait que l’euro allait à 0.95 et the economist affirmait que la croissance se renforçait. On voit le résultat ce soir …

    • quand on est un vrai trader on ne lit jamais les banques ;)) jamais…

      mais sur du TTLT, oui, l’euro ira à 0.95
      0.85 même :))

    • toute la presse économique était hawkish. Yellen a des chiffres que l’on ne connait pas?
      je n’ai malheureusement pas osé charger en long EURUSD. C’était les gains du mois….

    • Gros contre pied de Yellen !
      Pour être franc, je n’étais même pas devant le PC lors du FOMC. Quand j’ai vu le bon CPI le matin je me suis dit que le FOMC allait être un non événement et j’avais un rendez vous. Le marché est très mauvais en ce moment et il y a pas mal de banques qui y ont du y laisser des plumes si on tient compte de leurs positions avant la conf.

  30. Bonjour Christophe,

    Bravo pour cette nouvelle aventure avec Krechendo! Je suis intéressé par votre proposition/offre concernant l’ouverture d’un compte de 10K€ chez FXCM. Savez vous si une société SAS à la possibilité d’ouvrir un compte chez FXCM? Mes investissements sont réalisés via ma société, une holding SAS.
    Bonne journée,
    Will

    • Bonjour Will,

      C’est possible et même souhaitable si tu as déjà une société car la fiscalité est plus favorable. Attends que l’offre soit officialisée par FXCM.
      Pour info, je devrais faire un live porte ouverte jeudi prochain à 17 h 30 chez Krechendo. J’en reparlerai.

    • L’article est intéressant sur le concept de création endogène de monnaie.
      L’élément absolument fondamental qui n’est pas mentionné est que la réponse des chinois à la crise de 2008 a créé des SUR capacités colossales. Pour revenir au traumatisme allemand de l’inflation de Weimar, il était liée à une SOUS capacité de production. Tant que les surcapacités chinoises et mondiales ne seront pas résorbées par le marché, il faudra soutenir l’inflation. De nombreuses usines ferment en Chine. De nombreuses mines ont fermé aussi dans les pays MP. Nul doute que cela fera diminuer l’offre et fera monter les prix si la demande se raffermit.

    • il y a aussi eu des fermetures de puits de pétrole aux USA de manière régulière ces derniers temps

  31. Bonjour à tous,
    Swissquote : Brèves marché

    Comme largement attendu, le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale a décidé de maintenir la fourchette des taux des fonds fédéraux à 0.25% – 0.5%. Le marché s’attendait toutefois à un communiqué plus hawkish, réitérant la confiance de la Fed dans la vigueur de l’économie américaine. Au contraire, la banque centrale a abaissé ses projections de croissance de 2.4% à 2.2% pour 2016,et de 2.2% à 2.1% pour 2017. Sur le front de l’inflation, la prévision du PCE est passée de 1.6% à 1.2% pour 2016, tandis que la projection médiane pour l’indice core est restée inchangée à 1.6%. Plus important, la projection médiane concernant les taux est tombée à 0.875% pour fin 2016, contre 1.375% prévu en décembre, ce qui laisse présager seulement deux hausses des taux d’ici la fin de l’année au lieu de quatre. Janet Yellen a invoqué les risques posés par les développements financiers et économiques mondiaux. Le dollar a subi des ventes massives, puisque le marché tablait sur un discours et des projections plus optimistes. L’EUR/USD a grimpé de près de deux figures à 1.1240 après l’annonce.

    Ce sont cependant les devises matières premières qui en ont été les principales bénéficiaires, emmenées par le rebond du brut. Le WTI a gagné plus de 7% depuis mercredi matin et il s’échange à présent à $39.30 le baril. L’or s’est envolé de près de 3% pendant le discours de Janet Yellen et l’argent a pris 2.90%. Le minerai de fer en a également profité, les contrats à terme les plus liquides ayant progressé de 2.53% à 426 yuans/tonne métrique sur la Bourse de Dalian. Les futures sur le cuivre se traitent aussi à la hausse (+2.15%). A Wellington, le dollar néo-zélandais a bondi de 3.60% face au billet vert, les traders intégrant la baisse du nombre de relèvements de taux de la Fed. Le kiwi a effacé ses pertes de la semaine dernière pour revenir à ses niveaux d’avant la réduction des taux de la RBNZ autour des $0.6825. L’aussie s’est apprécié à $0.7645, après avoir finalement validé la cassure de la résistance des 0.7440 (plus haut du 11 août 2015).

    Les devises émergentes ont de même réagi positivement à la perspective d’une période plus longue de taux US bas. La roupie indienne a gagné 0.83%, le won sud-coréen 1.70% et la roupie indonésienne 1.40%.

    Le maintien de conditions monétaires accommodantes a tout autant réjoui les places financières. Le S&P 500 a pris 0.56%, le Nasdaq 0.75% et le Dow Jones 0.43%. L’Asie boursière a évolué dans le vert, à l’exception de Tokyo qui s’est inscrit en léger recul. En Chine Continentale, le Shanghai Composite a progressé de 1.20% et le Shenzhen Composite s’est adjugé 3.56%. En Europe, les futures pointent vers une ouverture en hausse.

    Le calendrier économique de ce jeudi comprend l’indice des prix à la production et à l’importation et la décision sur les taux de la BNS en Suisse ; l’IPC de la zone euro ; la décision sur les taux de la Banque d’Angleterre ; la balance des comptes courants, les perspectives d’activité de la Fed de Philadelphie, les inscriptions au chômage et les indicateurs avancés aux Etats-Unis ; la production industrielle et les réserves de devises et d’or en Russie ; la décision sur les taux des banques centrales d’Afrique du Sud et de Norvège.

    • Si mêmes les prétendus meilleurs pros du marché se plantent aussi lamentablement, il y a largement la place pour Krechendo :-)
      Le niveau des analystes des banques régresse. A force de virer les gens et de passer pour des salauds, les meilleurs cerveaux ont compris qu’il y a peu d’avenir dans les banques et sont plus attirés par les firmes technologiques ou tradent à leur compte pour les plus passionnés de trading :-)

    • ou alors ouvrir sa propre banque ?
      au moins on saura ou est notre argent et on pourra tirer du cash comme on veut HAHA

      j’avais lu un truc comme quoi de grosses multinationales aveint plus ou moins fait des demandes pour ouvrir leurs propres banques pour sécuriser leur argent justement… je ne sais pas si c’est vrai ou pas.

      bref, un graph à deux balle pour la route en daily avec la poutre au dessus de la tête :
      http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=801495Capture.png

      suis en mode attente, j’attends que cela ce décante un peu, on y verra mieux la semaine prochaine je pense.

  32. Bonjour à tous,
    Swissquote : Brèves marché

    Le sentiment s’est raffermi pendant la séance asiatique, marquée par la progression des indices régionaux et la poursuite de la propension au risque. Dans le sillage de la clôture en hausse du S&P, qui a pratiquement effacé ses pertes de 2016, le Shanghai Composite a avancé de 1.64% et leHang Seng de 0.47%. Seul le Nikkei a lâché du lest (-1.25%). Hors Japon, le MSCI Asia Pacific a rebondi de 15% depuis mi-janvier. Le quatrième repli consécutif de la Bourse nipponne résulte du renforcement du yen, malgré le recul à -0.135% du JGB à 10 ans, un plus bas record (sous le taux négatif de la BoJ). Le ministre des Finances Taro Aso a déclaré que les autorités monétaires suivaient attentivement le marché des changes, mais les minutes de la réunion de la BoJ ont fourni peu d’informations sur les dernières mesures. La PBoC a abaissé le taux de référence de l’USD/CNY de 0.5% à 6.4628, apaisant encore les craintes d’une dépréciation. Nous nous attendons à ce que l’appui apporté par le gouvernement et la PBoC à l’objectif de croissance indiqué lors du Congrès national du peuplecontinue de soutenir les places chinoises. Du côté des données, les prix des nouveaux logements chinois ont progressé de 3.6% a/a en février, avec d’importantes augmentations à Pékin et Shanghai. Toujours plombé par le communiqué accommodant inattendu de la Fed, le dollar s’est affaibli face aux monnaies du G10 et émergentes (DXY à son plus bas depuis octobre 2015). Les taux courts US laissent entrevoir l’atteinte d’un plancher, le bon indicateur d’activité de la Fed de Philadelphie indiquant qu’unrecul du dollar aiderait les exportations, tandis que la baisse de la volatilité a favorisé les ventes de dollar. Les matières premières (produits de base en tête) et les devises afférentes ont poursuivi leur redressement. Les haussiers de l’AUD/USD sont montés dans le train du redressement général des métaux de base, avec comme objectif immédiat les 0.7740, puis 0.7850.

    L’inflation brute de la zone euro publiée hier est ressortie en recul de 0.2% a/a en février. Si le passage sous zéro est dû à la baisse du pétrole, il y a également des signes inquiétants d’affaiblissement de l’économie intérieure. Des contributions négatives sont intervenues dans le secteur des produits alimentaires, des boissons et du logement, mais aussi dans des catégories telles que les restaurants et les hôtels. La Banque centrale européenne en était clairement informée, puisque Mario Draghi a déclaré lors de sa conférence de presse que l’on pouvait s’attendre à des « taux d’inflation bas, voire négatifs », comme l’a reflété la révision à la baisse des projections officielles d’inflation de la BCE. Nous surveillerons l’impact potentiel de l’inflation de second tour sur les salaires, mais il faut laisser le temps aux dernières mesures annoncées de faire effet. Cela étant, nous anticipons un renforcement de l’euro à court terme, du fait de la perception que la BCE a atteint ses limites en matière d’assouplissement et des propos de Mario Draghi, selon lesquels des actions supplémentaires étaient peu probables à court terme. Les traders de l’EUR/USD viseront les 1.1375 pour une poursuite de la progression à 1.1500. Parallèlement, la position accommodante de la Fed découragera les haussiers du dollar jusqu’à ce que d’autres banques centrales lancent un nouveau cycle d’assouplissement afin de contrebalancer l’affaiblissement du billet vert. Le recul des taux US et les primes de risque devraient stimuler les flux de capitaux vers les marchés émergents, laissant présager que le cessez-le-feu actuel dans la guerre des monnaies mondiale ne durera pas.

    Les décisions annoncées hier par plusieurs banques centrales étaient toutes largement attendues. La Banque d’Angleterre a laissé ses taux à 0.5%, la BNS a maintenu le statu quo, l’Afrique du Sud a procédé à un relèvement de 25 pb au terme d’un vote serré, tandis que les Banque de Norvège et d’Indonésie ont réduit leur taux de dépôt de 25 pb. Aujourd’hui, c’est au tour des Banques de Russie, du Mexique et de Colombie de rendre leur verdict. Les deux premières devraient laisser leurs taux inchangés, à 11.00% pour la Russie et à 3.75% pour le Mexique, tandis qu’une hausse de 25 pb est anticipée en Colombie.

    Plusieurs banquiers centraux doivent s’exprimer aux Etats-Unis ce vendredi, dont James Bullard, William Dudley et Eric Rosengren. Pendant la séance européenne, les marchés seront focalisés sur les discussions relatives à crise des réfugiésentre les dirigeants européens et le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Au Canada, les ventes de détail devraient enregistrer un solide rebond, ce qui encouragera les haussiers du CAD à suivre le redressement récent des prix des matières premières. Nous restons négatifs sur l’USD/CAD et voyons le rebond comme une opportunité de reprendre des shorts pour cibler 1.2835.

  33. Et maintenant les gars de la BCE de sortie pour essayer de refaire baisser l’euro, la bataille continue…:)
    —————————–
    Boursier.com) — Grand gagnant des deux dernières semaines suite aux réunions successives de la BCE et de la Fed, l’euro redonne un peu de terrain face au billet vert ce vendredi. La monnaie unique cède actuellement 0,3% à 1, 282 dollar entre banques. Malgré ce repli, l’euro affiche un gain de plus de 3% depuis le début de l’année face à la monnaie de l’oncle Sam.

    Si le dollar continue de souffrir de la décision de la Réserve fédérale de maintenir ses taux inchangés et de la prévision par la banque centrale américaine de deux resserrements cette année contre quatre précédemment anticipés, la devise du Vieux continent est pénalisée par les déclarations de Peter Praet.

    Dans un entretien accordé à « La Repubblica », l’économiste en chef de la BCE indique que les taux d’intérêt n’ont pas atteint leur plancher. « Comme d’autres banques centrales l’ont montré, nous n’avons pas atteint la limite basse physique… Si des chocs négatifs devaient dégrader les perspectives ou si les conditions financières ne s’ajustaient pas dans la direction ou avec l’ampleur nécessaire pour soutenir l’économie et l’inflation, une réduction de taux demeure dans notre arsenal ».

  34. Bonjour à tous,
    Pour rebondir sur le thème de mon article Le gouverneur Praët (BCE) a déclaré que « l’hélicoptère money » faisait partie de la boîte à outils de la BCE mais que la question était de savoir quand il serait opportun d’utiliser cet outil.

    • Avec toutes ces déclarations, entre la possibilité des taux négatifs en Europe, d’un nouveau QQE au Japon, l’hélicoptère de Praët, la réduction du nombre de relèvement de taux aux Usa , l’or aurait du exploser à la hausse non ? Tout le monde espère que tout va s’arranger et du coup la hausse est limitée ?

    • C’est à peu près ça. En sachant qu’il n’est pas encore exclu que les USA parviennent à tirer seuls la croissance mondiale et qu’ils soient relayés par les émergents …

    • Le seul problème est que la BCE ne donne pas d’argent sans retour et n’en a pas le droit.
      Elle pourrait prêter directement aux citoyens européens sans passer par les banques.
      Cependant ce ne pourrait être qu’un prêt avec des garanties.
      Cette idée fait suite à un article de John Muellbauer , économiste et professeur à Oxford qui préconise un QE sur la population de l’Eurozone pour combattre la déflation.
      http://www.voxeu.org/article/combatting-eurozone-deflation-qe-people
      De plus dans un QE à la population , quelle serait la part qui irait à l’épargne et non à la consommation, compte tenu des incertitudes sur l’avenir ?
      Le revenu universel viendrait certainement se substituer à l’ensemble des aides sociales : chômage, allocations familiales, APL, bourse étudiante,….
      De part son universalité elle irait sur une partie de la population qui n’en n’a pas besoin , et serait épargnée .
      L »efficacité d’une telle mesure est très discutable.

  35. Bonjour à tous

    Créanciers obligataires et assurances vie.

    Rappel sur les assurances vie  en France :

    – deux types d’assurance vie : en euros ou en unités de compte
    – environ 1500 milliards € d’épargne ,soit 40 % de l’épargne financière, et 85 % en fonds €
    – intérêts soumis à la CSG-CRDS à hauteur de 15,5 % et intégrés dans le capital
    – sortie de capital soumis à l’IR sur les intérêts avec un barème dégressif : 8 ans avec abattement.
    – taux d’intérêt moyen des fonds en € de 2,5 % en 2015 ( 4,5 % en 2009) avec un différentiel constant de l’inflation de 2 % jusqu’à cette année.
    – l’AV en € est , théoriquement,garantie en capital avec la possibilité pour l’assureur de puiser dans ses réserves en cas de défaillance sur une ligne du portefeuille.
    – possibilité de répartir ses liquidités sur plusieurs AV afin de réduire les risques.

    Un portefeuille d’AV en € n’est pas uniquement constitué d’obligations souveraines :

    Un exemple  de composition de fonds :
    C’est l’un des plus complet et on peut observer la répartition par type d’actifs : 82,3% en obligations, 9,5% en actions, 3,5% en immobilier, 2,3% de trésorerie, 1,9% de participations et 0,5% de prêts. Cette répartition peut varier en fonction des assureurs et du marché.

    Les principales lignes d’actions :
    TOTAL ,AIR LIQUIDE ,DANONE ,ARCELORMITTAL, ENI , VINCI , SAP, STATOIL , MUNCHENER RUCKVERSICHERUNGS , VEOLIA ENVIRONNEMENT

    Composition portefeuille obligataire :
    56% de dettes souveraines des pays de l’UE ,dont 0,4% d’emprunt grec, 0,9% d’Irlande, 2,8% de Portugal et 3% d’Espagne. Soit 7,10% du fonds investis sur les dettes souveraines des PIGS, et 44% d’obligations d’entreprises privées
    Il est bien évident qu’avec la baisse des taux d’emprunt des obligations des dettes souveraines européennes, et même des obligations d’entreprise ,et avec l’arrivée à échéance des anciennes obligations à taux plus élevés, les taux d’intérêts des AV vont continuer à se réduire.
    Mais, à défaut de rester cash , avec une sécurité maximale et un rendement non négligeable , l’AV est un bon moyen de capitaliser et d’avoir les liquidités disponibles pour l’achat d’actifs tangibles lorsqu’ils sont au point bas du marché.
    Un exemple d’actif à son point bas du marché : l’immobilier espagnol.

  36. Bonjour Le Bigourdan,

    Je ne connais pas ta source mais ça ressemble à un discours rassurant d’assureur vie. En réalité, si les taux d’intérêt devaient monter, les obligations de toute nature seraient impactées et baisseraient rapidement en valo. Il y aurait alors une décollecte énorme des particuliers qui iraientchercher du rendement ailleurs : immo espagnol pourquoi pas, encore que … Les assureurs vie se retrouveraient dans une situation intenable malgré les ratios Solvency II. Le blocage des comptes ne me parait pas impossible si les BC aboutissent à trop d’inflation. Mais en réalité, si elles continuent à être timorées sur ce point, les taux vont rester bas longtemps. Le départ trop rapide de l’inflation est aussi une des craintes des BC.

  37. Bonjour à tous,
    Le blog est bien calme depuis le semi départ de JC….
    Pas beaucoup de convictions en ce début de semaine. J’ai l’impression que l’on va rester en range et digérer la semaine dernière. Suis rentré long sur EURUSD ce matin levier 2. Toujours en drawback de 15% sur les plus hauts de l’année.

  38. Bonjour payback,

    Une news qui va t’intéresser sur FX live :

    New York Post says Goldman Sachs among firms under investigation

    Goldman Sachs is cooperating into a probe on rigging Treasury auctions. They are also being investigated for price-rigging in the secondary market.

    The New York Post reported yesterday:

    « Investigators in the fraud division of the Justice Department have obtained chats and e-mails from Goldman that appear to implicate the company in manipulating the price of Treasury bonds, according to two sources familiar with the investigation. »

    Investigators have been seeking emails and chat logs.

    « Traders are thought to have rigged the market in two possible ways: by agreeing beforehand to keep bond prices higher than normal in order to boost profits in other positions that depend on higher rates, similar to how banks rigged the London-based Libor rate, » the Post reports.

    « Banks also could have colluded to keep prices lower than normal to sell them at a higher price – and score a bigger spread – to their clients, who agreed to pay a fixed amount beforehand. »

    As usual, Goldman will agree to pay the fines. Someone will take the fall and it will be business as usual.

  39. LOCKHART SAYS RATE HIKE JUSTIFIED AS EARLY AS APRIL FOMC
    les marchés deviennent vraiment intradable. En quoi la situation changé depuis la semaine dernière pour lockhart ???

    • Rien. Yellen a été ultra dovish alors que les CPI étaient bons …

  40. ils ont décidé de tuer les mouvements importants sur le Forex au G20? On risque de rester en range sur de nombreuses paires. C’est la mort assurée des comptes en Swings :-(
    J’ai déjà grillé 30% de mes bénéfices de l’année en 3 semaines. Suis en train d’expérimenter une nouvelle méthode de trading qui s’apparente beaucoup à celle de JC mais sur des périodes plus courtes.

  41. Bonsoir Payback et les autres,
    Une journée mortelle, très peu de volatilité et pour tout avouer aucune idée de trading en vue.
    Peut-être que la construction d’une position short eurusd entre 1.1250 et 1.14 pour jouer un retour à 1.10 a du sens en cas de chiffres US convaincants ces prochains temps.

    • +1…mais personne n’a commenté mon short EURUSD@1.1320 ……. (maintenant sécurisé..) mais je suis aussi d’avis qu’on n’ira pas sous 1.10 …. les Ricains ne semblent pas le vouloir…enfin comme m’a appris JC…pas de petit bénef…. je tiens et j’attends…

    • Bonjour Eric,

      Bien vu ton short ! cela continu dans ton sens avec les événements du jour en Belgique.

  42. Bonjour Jean Christophe

    Concernant l’assurance vie , il s ‘agit d’Eurossima de Générali , vendue ,entre autre ,par Boursorama.
    Le portefeuille des assurances vie en euros est très proche selon les assureurs avec une répartition entre : obligations souveraines , obligations d’entreprises , actions , trésorerie , immobilier ,prêt….
    Je crois que la valorisation d’une l’obligation dans le temps dans une AV n’a pas d’importance à partir du moment où elle va jusqu’à l’échéance du remboursement.
    Il est sûr que la politique actuelle de la BCE de réduction des taux d’intérêt impacte fortement à la baisse les taux des obligations souveraines et d’entreprises.
    Le maintien des rendements actuels est du aux anciennes obligations non encore arrivées à terme et qui distribuent des intérêts supérieurs.
    Bien évidemment les rendements des AV vont diminuer .
    Si on recherche la sécurité maximale , et une liquidité immédiate ,il n’y a plus de produit qui apporte un rendement substantiel hormis pour le moment l’AV ou le PEL .
    Ensuite pour avoir du rendement il faut accepter le risque, avoir la possibilité d’y passer du temps pour se tenir informer et réaliser les arbitrages , et avoir la réussite sur les actions ou le trading de produits type trackers ,comme le BX4 à une certaine période, ou sur le trading des devises comme tu l’as très bien fait sur le forex sur la paire $/€.
    Au passage, je te remercie de tes explications et de ta vision pertinente au second semestre 2009 sur la remontée du CAC qui m’a permis de sortir du BX4 à temps contrairement à beaucoup de participants du blog de l’époque.Ensuite j’ai été hors circuit plusieurs années, mobilité et travail oblige.
    Mon objectif de l’époque était de rester cash sur des supports non risqués et d’investir au moment opportun dans de l’immobilier décoté suite à la crise espagnole des subprimes. Ce que j’ai fait.

    • Bonsoir le Bigourdan,
      Le problème est que les obligations ont atteint des niveaux inconnus avec les taux négatifs. Les assureurs amortissent les obligations jusqu’à échéance mais le rendement des contrats chute. En cas de remontée rapide des taux, les nouvelles obligations émises vont rapporter beaucoup plus que les contrats, ce qui peut créer une multiplication des sorties de contrats. Les souscripteurs peu réactifs risquent de se retrouver « collés » avec les fonds en euros en cas de run. Les compagnies peuvent limiter les sorties pour les contrats et une loi est sortie récemment pour le confirmer, ce qui signifie que ce scenario a été clairement identifié et envisagé.

  43. Nouvel attentat probable à l’aéroport de Bruxelles dans le hall d’enregistrement de Américan Air Lines.

    • 1.1320-1.1220 vente EU qui courent…. jsusi le seul à vendre ? (tp zone 1.10)

  44. Bonjour,
    Article intéressant du WSJ de JC ci-dessus mais inapplicable en zone Euro avec les institutions actuelles.
    En attendant suis quasi hors marché et toujours en train d’essayer de gérer un drawback de 15%. J’aligne un nombre de trades perdants impressionnants depuis 3 semaines :-) Mais ça fait partie du jeu ou quelques bon trades gagnants sur l’année font les bénéfices.
    J’ai lâché mes longs Gold pour l’instant: si il baisse avec Yellen dovish et les attentats…..

  45. Bonjour,

    Presque hors marché également, je garde mes long gold en levier 1. On est sur le fibo 23.6 en weekly, qui semble tenir pour l’instant. Je sortirai à coup sûr si le kumo daily lâche.

    Je tiens à l’oeil le gbpaud, le sp500 et le sucre…

    • c est qd meme toi le pro du pétrole ! Esteban ;)
      tjs hors marché car je ne sais pas où il va !

  46. Bonjour

    Poussée du dollar suite aux propos du gouverneur Bullard qui déclare à son tour qu’une hausse des taux en Avril est possible.

    • vu la redif de Bullard sur Bloomberg. Il est ultra Hawkisk pour avril! Alors que d’habitude il est plutôt centriste.

  47. je suis rentré long CHFJPY ce matin sur franchissement de la ligne de cou d’un tasse avec anse en M5.
    On a un double bottom en adam et eve en Daily et une tasse avec anse en Daily en formation. Premier objectif 118 si franchissement. Comme dit JC, les déclarations des BC ça devient n’importe quoi, seul refuge le CHF? De plus le JPY va devoir souffler un peu.

    • bonsoir,
      ama c’est une consolidation ,en utJ
      qui risque de ne pas s’eterniser, ..et si j’etais short , je prendrais mes + values

    • 1,1362 devrait etre atteint , …ds les jours à venir , dès que cette conso sera terminee

      ce qui n’engage que moi :-)

  48. Ok Merci de ton point de vue Surfeuse…Ton analyse est purement chartiste dc ? (taille des bougies bull VS les bears te font etre bull?)

    • mon analyse tient compte de mes indicateurs , en utJ
      je n’affine pas car il faudrait que je regarde mes indicateurs en ut30
      et actuellement je suis plus sur les greens que derriere mes graphes :-)


      à vrai dire 1,1362 serait un minima et non le terminus

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