Formation CFD et FOREX – N° 19 – Il n’y a pas de méthode magique

Par Jean Christophe Bataille

CFD

 

Combien ai-je vu de traders amateurs à la recherche de l’indicateur magique qui leur permettrait de savoir quand acheter et quand vendre avec une précision infaillible ?


Cela me fait un peu penser à la recherche de la pierre philosophale au temps des rois. Combien ont cru qu’il était possible de transformer le plomb en or. Autre époque, autre rêve !

 

C’est aussi naïf que de penser qu’il est possible de maitriser parfaitement un sport ou un jeu avec une simple combine, sans entrainement, ni technique.

 

Pour réussir en trading, il faut :

 

– Maitriser parfaitement une grande partie des techniques du trading, que ce soit en marché de tendance ou en marché de consolidation.


– Avoir une compréhension globale et éclairée de la discipline.

 

– Se contrôler parfaitement psychologiquement.

 

– Etre très attentif au contrôle du risque et à la gestion des gains et des pertes.

 

– Avoir du talent : observation, rigueur, précision, créativité, etc …

J’aimerais rajouter un dernier point qui n’est pas souvent mentionné par les traders. Il faut limiter les pertes à leur plus simple expression, quitte à perdre plus souvent très peu et gagner moins souvent beaucoup. Mes stop loss en scalp intra day sur CAC sont actuellement limités à 5 ticks de perte et mes take profits à 18 ticks avec un reward / risk à 3.6.

 

N’écoutez pas les vendeurs de rêve. Soyez en certains, la martingale du trading n’existe pas.

 

Bon trades !

 

 

Copyright Jean Christophe Bataille 2010. Reproduction interdite

13 réflexions au sujet de « Formation CFD et FOREX – N° 19 – Il n’y a pas de méthode magique »

  1. SR71

    C’est ça effectivement. Ce money management proné par les professionnels me parait à l’expérience celui qui sécurise le plus mon trading. C’est ainsi que je trade actuellement. Je choisis des
    situations qui me paraissent porteuses, soit en trend following, soit en range et dont le potentiel d’évolution statistique est supérieur à 20 ticks. Je pars en position extrème soit sur les
    bornes d’un range dans un marché de consolidation soit sur une trend line de consolidation ou de reprise dans un marché de tendance et je place un stop à 5 ticks ou 5 pips de mon points d’entrée.
    Je scalpe en ne sortant plus de mon plan de trade avant échéance en ayant pour objectif de gagner 18 tick ou pips. Cela me permet de perdre 3 fois pour un seul gain sans perdre d’argent. Les
    jours ou je suis plus pertinent sur mes points d’entrée et que je gagne un fois sur deux, j’engrange pas mal de plus value.

    Il m’arrive aussi de laisser porter plus longtemps lorsque le marché me parait très porteur mais j’essaie surtout de risquer très peu d’argent en rapprochant au maximum mon stop à chaque fois
    quitte à reprendre position un peu pus tard.

  2. Quand tu es sur un ratio de 1 : 3, est ce que tu bouges tes stop loss en rehaussant ta ligne de stop par tiers afin d’assurer tes gains ou bien tu gardes un ecart de 4 jusqu’à la fin de ta
    position?

  3. SR71,

    Non je laisse porter. Ce que je fais parfois si j’ai une modification radicale de l’évolution du trade, c’est de me mettre en  situation de break even : stop au niveau de la position +
    spread. Mais comme je fais pas mal de scalp très courts en ce moment, je lance mon trade comme un hamecon et je reviens une ou deux heures plus tard pour voir si ca a mordu ou si j’ai perdu mon
    appat ;-)

  4. je relis le dernier geab, ils ont le même point de vue que nous : notamment exportation de l’inflation chinoise (page 12 du geab46). Ils conseillent même l’investissement immo.
    Egalement, leur projection court terme d’un dollar qui monterait suite à l’austérité US et donc au tarissement de la devise n’est pas idiote je trouve.

  5. Bonjour,

    sur un plan théorique, il peut exister des méthodes qui sont infaillibles mais :
    – soit elles ne déclenchent jamais de signaux sur des marchés réels (=> aucun intérêt pratique)
    – soit elles sont complètement inexploitables par un particulier

    S’il y a une opportunité de gain sûre à 100%, cela signifie qu’il y a une « anomalie » dans le marché. Dit autrement, il y a une opportunité d’arbitrage, laquelle corrige cette anomalie.
    Par exemple, l’euro vaut 1.30 dollars, lequel vaut 0.83 yen, lequel vaut 0.92 euro : il y a opportunité d’arbitrage car 1.30 x 0.83 x 0.92 = 0,99 et non pas 1.00. Ce genre d’ « anomalie » de marché
    ne peut être que très éphémère car les robots vont forcément les corriger, et je souhaite bien du courage à un particulier pour faire du trading par arbitrage.

    Donc tout à fait d’accord pour insister sur le fait qu’il faut accepter les pertes (i.e. accepter de ne pas gagner à tous les coups) et très important de souligner l’importance de limiter les
    pertes en valeur (plutôt qu’en nombre) comme souligné dans l’article. Pour rappel : pour se remettre d’une perte de 50%, il faut faire un gain de 100%.

  6. Bonjour Vdan,

     

    Je ne suis pas complètement d’accord avec l’inutilité de l’arbitrage. S’il est parfaitement vrai que l’arbitrage instantané tel que tu le décris est hors de portée du particulier et se résorbe de
    lui-même, plusieurs techniques et stratégies d’arbitrages sont mathématiquement rentables dans certaines configurations assez rares de marchés.

    Par contre, il est évident qu’une stratégie d’arbitrage quelle qu’elle soit sera toujours nettement moins profitable qu’une position unidirectionnelle mais vis à vis d’une position
    unidirectionnelle une position d’arbitrage (qui revient presque toujours à être simultanément acheteuse et vendeuse, mais pas nécéssairement sur les mêmes sous-jacents…), une position
    d’arbitrage donc, sera nettement moins risquée.

    Enfin, certains arbitrages massifs et assez basiques, comme la méthode du chacal (copyright Daniela) permettent de bons gains au prix d’un risque et d’une patience qui peuvent être élevées.

     

    Le postulat d’une technique d’arbitrage long-terme en investissement consiste pour ma part à se baser sur un fait quasi-certain : par exemple, la hausse irrémédiable du pétrole en UTs longues.

    Exemple d’arbitrage stratégique d’un investisseur long-terme.

    Comme on ne sait pas quelles entreprises profiteront au mieux de la hausse du pétrole, la technique brutale revient à les acheter toutes à équivaleur (ex : VK, TEC, GDFSuez, GA, Bourbon, FCP
    énergies internationales, minières U, charbon etc). On achète un gros stock de tout cela.

    L’arbitrage consistera à prendre des positions baissières à chaque sommet supposé des indices internationaux à hauteur, en ordre de grandeur, de 2:1 en levier et 1:20 en montant.

    Exemple : un fonds détient 10 millions € d’énergétiques et pétrolières et soupçonne, selon ses propres méthodes d’analyse, une possible correction d’au moins 10% des indices –> prise pour
    0,05 x10⁷ soit 500 000 € de positions short levier 10.

    1/ Les indices prennent +10% = perte de 5% du fonds – gain >10% (car les énergétiques surperforment l’indice, c’est le postulat de départ long-terme sur lequel se base la stratégie) = gain de
    >5%

     

    2/ Les indices perdent 10% = gain de 5% x10 =+50% et moins value latente du fonds sur énergétiques.

    Sauf que… à long-terme, les énergétiques étant supposées (postulat initial) dans leur globalité du portefeuille suivre une valorisation croissante, on repassera tôt ou tard par la valeur du
    fonds (pour sa partie actions) d’avant la correction.

    En ayant empoché au passage une plus-value en liquidité. Bien sûr, le montant indiqué ici est très exagéré !! Mais c’est le raisonnement qui compte, surtout.

     

    Daniela

  7. Bonjour Daniela, et merci pour ton commentaire.

    Pour clarifier, je ne dis pas que l’arbitrage est inutile. En soi, l’arbitrage a une utilité, qui est celle de garder une cohérence interne au marché. Donc on peut toujours dire que le marché est
    irrationnel, mais au moins il garde une cohérence interne.

    Mais je pense que tu voulais dire « inutile » dans le sens de ce que j’ai qualifié d’inexploitable par un particulier. En fait, c’est le cas parce que j’ai pris une définition stricte de
    l’arbitrage, à savoir une opportunité de gain pour toute éventualité possible (en référence à
    l’indicateur infaillible de l’article).

    Dans le cas d’un gain quasi-certain (même si pas pour toute éventualité possible), alors bien sûr qu’on peut (et même devrait !) chercher le genre de stratégie que tu cites. Dans leur
    grande majorité les particuliers font du trading directionnel,
    mais si on veut réduire le risque, il serait judicieux de faire du trading « différentiel »
    comme tu le décris (i.e. chercher à capter la surperformance d’une classe d’actif par rapport à une autre).

  8. Exactement Vdan,

     

    Je suis sur la même longueur d’onde que toi :-)

    L’arbitrage considéré avant tout comme une stratégie de réduction du risque au détriment, il est vrai, du rendement. Mais indispensable dès que le capital à gérer devient conséquent (plusieurs
    millions) car dans ce cas l’instruction « ne pas perdre » devient prioritaire face à l’instruction « gagner le maximum » souvent associée à… « quitte à prendre de gros risques » :-)

     

    Pour information, l’équipe delta one Société Générale dont faisait partie Kerviel avait une limite directionnelle indicative de 125 millions €. Ce qui signifie qu’à aucun moment, le cumul de
    directions positionnelles (c’est à dire non couvertes par arbitrage ou autres) ne devait excéder 125 millions d’€. A comparer avec les actifs totaux que le plateau gérait, vraisemblablement 50 à
    100 fois plus soit max2% en directionnel pur (le Spiel).

     

    Aussi pour info, Kerviel, contrairement à ce qu’on a pu lire ici et là, était un excellent trader avant de déraper et de perdre la notion des réalités. Au cours de l’année 2007, il avait
    développé un système d’arbitrage mathématique astucieux qui générait de gros gain lorsque le marché était en directionnel à forte amplitude à la baisse (mais c’est inversement la même chose à la
    hausse).

    Ce système est toujours valable… car il est purement arithmétique et joue sur la différence de structure entre produits dérivés, pas sur une configuration inhérente au marché. Il suffit d’un
    capital suffisant pour l’appliquer (100 000 au minimum pour bien faire car il faut pouvoir tenir des positions futures en overnight). Avec son système Kerviel (+ un accolyte du desk delta one à
    la SG) était le trader le plus rentable et de loin du plateau SG. Cette capacité à générer des gains et son succès expliquent peut-être son dérapage (?) lorsqu’il s’est mis à miser d’énormes
    sommes en directionnel pur sans couverture. Avec un  gain de 1,5 milliard € sur 2007 quand même…

     

    Daniela

  9. Une réponse pour Hautecloque qui poste un aute blog.

    Si tu as un système de trading qui te convient garde le. Je dis simplement que ca ne peut pas etre le graal et que la réussite est très dépendante du money management. Si tu as perdu rapidement
    80 % de compte broker, c’est que celui ci n’est  pas adapté. Je dis ca humblement parce qu’il m’est aussi déja arrivé dans le passé de faire un draw down important en ne respectant un bon MM
    au cours d’un pétage de plomb.

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